twitter facebook chevron-right

Gilets jaunes : le coût des dégradations dans les grandes villes estimé à 30 millions d'euros

L'association France urbaine a dévoilé jeudi devant l'Assemblée une estimation des dégradations commises à l'occasion des manifestations des Gilets jaunes depuis le 17 novembre. L'ardoise pour la seule ville de Toulouse s’élèverait à 7,47 millions d'euros.

L'heure des comptes est venue. À l'initiative de La République en marche et porté par le député Roland Lescure, la mission d’information sur les coûts économiques, sociaux et budgétaires des blocages, violences, et dégradations commis en marge du mouvement des gilets jaunes a débuté jeudi ses travaux.

Selon une estimation de l'association France urbaine, qui regroupe les principales métropoles françaises, l'impact des dégradations sur les biens publics s’élèverait à 30 millions d'euros depuis le 17 novembre, date du début du mouvement. "Je ne parle pas des impacts sur les commerçants, bien plus importants", a précisé le délégué général de l'association Olivier Landel.

Paris, Nantes, Rennes, Rouen, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Dijon et Saint-Etienne seraient les grandes villes les plus touchées. Paris pèserait pour la moitié des dégradations recensées, tandis que la facture s'élèverait à 7,47 millions d'euros pour la ville rose.

En février, le gouvernement avait annoncé une enveloppe de 3 millions d'euros pour "soutenir des actions collectives ou des animations commerciales dans les villes les plus touchées". Alors qu'il s'adressait aux collectivités les plus touchées, ce mini-plan de relance a fait l'objet d'un montage financier "surprenant" raconte Olivier Landel. "On nous a demandé, dans une première version, de le cofinancer ! (...) Il y a une forme de contradiction assez étonnante. Finalement, le financement demandé est de 10 à 15%."

La mission d'information devrait auditionner Anne Hidalgo, la maire de Paris, dans les prochaines semaines.

Lire aussi : Les Gilets jaunes, fruit du déclassement de la petite classe moyenne