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Quand Fillon lançait en meeting : "Qui imagine le général De Gaulle mis en examen ?"

En août 2016, François Fillon avait vivement mis en cause la probité de Nicolas Sarkozy, alors mis en examen dans deux affaires. Une déclaration qui a une résonance particulière, mardi, avec l'annonce, par ses avocats, de sa mise en examen, notamment pour détournements de fonds publics et recel d'abus de biens sociaux.

Août 2016. Dans son ancien fief de Sablé-sur-Sarthe, François Fillon attaque frontalement Nicolas Sarkozy : "Qui imagine le général De Gaulle mis en examen ?"

L'ancien Premier ministre tente de lancer sa campagne à la primaire de la droite et du centre et met en cause la probité de Nicolas Sarkozy, alors mis en examen dans deux affaires. Il tient des mots très dur :

Ceux qui ne respectent pas les lois de la République ne devraient pas pouvoir se présenter devant les électeurs. Il ne sert à rien de parler d'autorité, quand on n'est pas soi-même irréprochable ! François Fillon

Une prise de parole qui a une résonance particulière aujourd'hui. Les avocats de François Fillon ont en effet informé, mardi, l'Agence France Presse que leur client avait été mis en examen dans la matinée pour "détournement de fonds publics", "recel et complicité d'abus de biens sociaux" et "manquement aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique" dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse et ses enfants comme assistants parlementaires.

Le 1er mars, François Fillon avait annoncé sa convocation, le 15 mars par les juges d'instruction "afin d'être mis en examen". Son audition a finalement été avancée de vingt-quatre heures, mardi, "pour qu'elle se déroule dans des conditions de sérénité", a expliqué son avocat, Me Antonin Levy.