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Les députés allouent 5 millions d'euros à la lutte contre les cancers des enfants

À plus de 5 heures du matin, les députés ont débattu mercredi de l'augmentation des fonds alloués aux cancers pédiatriques. Quand l'opposition défendait une allocation de 15 à 20 millions d'euros comme le réclament les associations, le gouvernement proposait 5 millions. À force d'explications, la ministre de la Recherche a finalement rallié l'ensemble des députés. À l'unanimité. Explications

Sujet le plus sensible qui soit, les cancers des enfants ont occupé les députés jusqu'au petit matin, mercredi. Entamés à 4 heures du matin, les débats se sont achevés vers 5h40 avec, en point d'orgue, l'augmentation des crédits alloués à la recherche contre les cancers des enfants et des adolescents.

Quel montant allouer à la lutte contre les cancers des enfants ?

Au beau milieu de la nuit, donc, les députés de l'opposition, et notamment Éric Woerth, le président Les Républicains de la commission des Finances, défendent des amendements proposant une aide comprise entre 15 et 20 millions d'euros pour la recherche sur les cancers pédiatriques.

Le gouvernement souhaite une aide "pérenne" 5 de millions d'euros, ce qui provoque l'indignation de députés de l'opposition dont Olivier Faure, le député socialiste de Seine-et-Marne.

"Vous dites cinq. Moi je vous dis vingt. Est-ce que vous savez combien va coûter le plan choral de Mr Blanquer ? 20 millions d'euros !" Olivier Faure, député et 1er secrétaire du parti socialiste

Éric Woerth et une trentaine de députés LR défendent, eux, un amendement à 18 millions d'euros. Il est rejeté par la ministre de la Recherche, Frédérique Vidal, qui défend son amendement s'élevant à 5 millions d'euros pour la recherche contre les cancers pédiatriques : "Je ne doute pas que l'estimation faite par les médecins, les hôpitaux, les centres d'oncologie pédiatrique vous donne un financement qui a cet ordre de grandeur, mais dedans, vous avez le financement des cohortes (études de suivi de patients sur le long-terme), vous avez le financement des essais cliniques, vous avez l'accompagnement des soins, l'accueil des familles. On est dans ce cas-là pas du tout sur du programme 172. Voilà la raison de ce 5 millions d'euros récurrent."

Une explication qui ne convainc pas tous les députés. Pour le député La France insoumise Michel Larive, ces 5 millions d'euros sont "le prix de la bonne conscience". À l'instar d'Olivier Faure, il fustige l'organisation des débats et la tenue d'un tel débat à 5 heures du matin.

Concorde des députés après une suspension de séance

Il aura finalement fallu une suspension de séance à 5h30 du matin, pour que les députés discutent entre eux, et aboutissent au vote à l'unanimité, par 71 voix, de la proposition du gouvernement. Rassemblement national, Les Républicains, Socialistes, La République en Marche et France insoumise ont voulu ce symbole d'un personnel politique uni, pour les enfants atteints de pathologies graves.

(Vidéos : Clément Méric)