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Baisse du pouvoir d'achat ? Droite et gauche somment Le Maire de s'expliquer

Face à des réformes qui tardent à se traduire dans le porte-monnaie des Français, l'opposition a vivement critiqué le gouvernement sur la question du pouvoir d'achat, mercredi.

Baisse des charges, suppression progressive de la taxe d'habitation, hausse de la prime d'activité d'un côté ; hausse de la fiscalité sur le diesel ou le tabac et augmentation de la CSG, de l'autre. À l'Assemblée, le gouvernement a été vivement attaqué, mercredi, sur le terrain du pouvoir d'achat.

"Nous l'assumons !"

Face aux critiques venant des bancs de la Nouvelle Gauche (socialistes) comme des Républicains, Bruno Le Maire a dû monter au créneau pour défendre coûte que coûte les choix du gouvernement. Et assumer, au passage, la hausse de certains prélèvements :

Nous augmentons les taxes sur le tabac et nous l'assumons car c'est une politique de santé publique qui est nécessaire pour le pays. Oui, nous faisons la convergence entre le prix sur le diesel et sur l'essence, car rien ne justifie qu'il soit moins cher.Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances

Le ministre confirme le pari de la baisse de la fiscalité sur le capital, afin de permettre "de créer des emplois". "Avec l'instauration d'une flat-tax et la suppression de l'ISF, la promesse est tenue et bien tenue pour les plus aisés !", a ironisé la députée Christine Pirès Beaune (NG).

Le sujet est toutefois jugé si préoccupant par l'exécutif qu'Édouard Philippe a dû ressortir, mardi sur sa page Facebook, une promesse jusque-là oubliée d'Emmanuel Macron : l'exonération de charges pour les heures supplémentaires "à l'horizon 2020".