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Les blouses blanches ont-elles le blues ?
Publiée le
06/10/2011
[Durée] 27mn
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Le métier d’infirmier continue d’attirer des étudiants à la recherche d’un enrichissement personnel, d’une profession visant le bien-être de l’autre. Pourtant, la réalité s’en éloigne : salaires bas, horaires difficiles, fatigue morale et physique. La démographie médicale et la technique pointue développée au détriment du soutien du patient rendent primordiale la délégation de compétences, voire le transfert des tâches au corps infirmier.
Vers plus d’autonomie, de responsabilités pour une revalorisation de la profession infirmière, Elizabeth Martichoux reçoit Michelle Bressand, infirmière, conseillère générale des établissements de santé (IGAS) pour décrypter « l’état de santé » de ce métier indispensable et qui pourrait manquer de 100.000 postes d’ici dix ans.
Emission mensuelle présentée par Elizabeth Martichoux
La santé publique est au coeur de tous les grands débats qui animent notre société.
La réforme de l’hôpital, le malaise des adolescents, la dépendance, le handicap, l’alcool… Les enjeux sont nombreux.
Pour vous permettre de mieux comprendre les grandes problématiques de santé publique, Elizabeth Martichoux analyse chaque mois une grande problématique de santé et de protection sociale en compagnie d’un expert.
Illustré par de nombreux reportages, cet entretien souhaite contribuer à une meilleure compréhension des grands sujets de santé publique.
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Les commentaires sur cet article :
OrdreInfirmier ?NonMerci ! le 8 octobre 2011
L’Ordre Infirmier est dirigé par une majorité de syndicalistes de tous horizons, dont une grande partie de libéraux, et qui cherchent à préserver leur petite ( GRANDE ) personne et leurs intérêts financiers, avec droit de VIE et de MORT professionnelle sur nous tous. Alors une seule consigne : avec ou sans cotisation, l’Ordre Infirmier c’est NON ! ! !
christian le 9 octobre 2011
bonjour je viens de visionner cette émission sur les infirmières……..je suis très surpris que vous ne mentionnez pas les spécialisations infirmieres ….puéricultrices,anesthésistes, bloc opératoire……..le discours de notre collègie de l’IGAS n’est pas du tout en accord avec le vécu actuel de la profession, les questions posées ne sont pas assez travaillées je suis personnellement infirmier anesthésiste en fin de carrière ….j’ai commencé ma carrière comme brancardier…….les soignant ne sont pas reconnu dans la société actuelle à leur juste valeurs je vous remercie toutefois d’avoir accordé pas de 30mn ) cette profession…….un approfondissement du sujet est souhaitable
christian
AGNES le 13 octobre 2011
Bonjour
Diplômée infirmière depuis 27 ans, infirmière anesthésiste depuis 21 ans, j’ai eu bien du mal à reconnaitre la réalité du métier dans votre reportage. Surtout concernant les actes techniques, étant une vielle Iade, j’ai connu l’époque ou nous pratiquions tous les actes techniques, puis depuis environ une dizaine année et ce en accord avec les recommandations médicales ( société française anesthésie -réanimation), nous n’avons plus le droit de faire ces gestes techniques, alors voyez-vous, tous ces discours sur le transfert de compétences, ça laisse songeur, quand on l’a connu en sens inverse…. moi, je suis très pessimiste concernant cette profession
InfDE le 20 octobre 2011
Vous dites :
"Les infirmières ont souhaité la création d’un ordre, ce fut fait"
Or, il s’agit d’un énorme mensonge :
Le député J-L PREEL a fait croire que 92% des infirmiers voulaient d’un ordre ( alors que seuls 13% ont voté lors des élections ordinales ) .
La majorité des infirmiers est salariée et ne veut pas d’un ordre libéral.
C’est grave de faire passer une loi sur des mensonges, contre l’avis de la majorité !
Il était inévitable que cela ne prenne pas.
Merci à la Députée Catherine GENISSON d’avoir toujours rappelé ces réalités.
ranx74 le 25 octobre 2011
Reportage à fleur de peau pour ma part. Je suis diplômé depuis 2008 et j’ai vécu dans un service de pneumologie médecine interne avec 24 patients en charge en pleine journée par manque de personnel. Un chariot qui déborde de soins, des familles à gérer des papiers à en faire pleurer un écolo sans parler du téléphone et des sonnettes qui chantent à tu-tête . Les IFSI sont à 60 % d’une réalité de terrain croyez moi j’ai vite déchanté à chaudes larmes au milieu de mon couloir. Le système LMD (License, master et doctorat) favorise la théorie au détriment du terrain et du contact avec nos pères depuis 2008. Les heures sup sont quotidiennes et les professionnels corvéables à merci, ne parlons pas de gestes techniques qui s’apparentent plus à un glissements de taches afin de cacher le manque de personnel, le manque de temps des acteurs de soins ; et oui aujourd’hui l’ASH et AS, l’AS devient IDE et l’IDE devient Médecin au détriment de qui ? Quelque soit l’époque et la charge de travaille les blouses blanches répondrons au besoin des patients ; fatalité oblige. Pour combien de temps avant le burn out, l’erreur médicale, la faute professionnel, le suicide ? reportage down pour moi dommage je m’attendais à être porté aux yeux de tous par votre regard.
peg le 25 octobre 2011
bonjour j’ai pu voir votre emission hier sur lcp , je n’ai vu qu’une partie mais lorsque je vois l’apprentissage fait en ifsi et ce que nous rencontrons sur le terrain il y a vraiment un sacré gouffre. La nouvelle reforme pour les etudiants ne leur enseigne que trop de theorie sans lien direct avec la pratique. Les services doivent maintenant acceuillir beaucoup d’etudiants en même temps et tout leur apprendre car rien n’est vu en cours de pratique ( avant , ils avaient des cours de pratique avec des fiches techniques, maintenant ce n’est que des fiches techniques), pas toujours gerables ! cette nouvelle reforme n’est pas bien pensée , les professionnelles de terrain n’ont pas ete concertées comme tout le temps. Generalement, nous voyons deboulés des stagiaires qui ne comprennent pas ce qu’ils font , d’autres essayent de s’en sortir tant bien que mal et d’autres nous avouent que c’est par depis qu’ils suivent cette formation . Malgre tout je pense que ce metier est une vocation ,qu’il est vrai qu’il faut montrer la realite aux nouveaux arrivants. Mais que c’est un super travail avec ses avantages et ses contraintes merci
sylvie le 29 novembre 2011
merci de faire un reportage pour parler de notre profession ;je suis infirmiere depuis 22 ans les 2 problemes essentiels de notre malaise sont la non reconnaissance du temps humain passé aupres de chaque patient et une division de nos syndicats liberaux qui sont censes defendre nos interets.Je suis tres surprise que l’on parle de transfert de competences nous ne parvenons pas deja aujourd’hui a accomplir correctement nos taches ! EST CE UNE BLAGUE ???…..