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Grand débat national

La transition écologique : premier thème du grand débat de l'Assemblée nationale

Le Palais-Bourbon organisait mardi après-midi sa première séance dédiée à l'une des quatre thématiques du Grand Débat National. Interventions des groupes, réponses du gouvernement, questions-réponses avec les députés. Un exercice plus proche de l'échange de points de vue que d'un réel débat.
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Montage LCPMontage LCP

Un hémicycle d'une centaine de députés, quelques ministres, et trois heures quarante-cinq minutes d'une première discussion du "Grand Débat National". Un exercice inhabituel pour une Assemblée nationale spectatrice, depuis deux mois et demi, des débats organisés dans toute la France.

"Il nous incombe d'y prendre part"

Le président de l'Assemblée nationale a souhaité amorcer le retour du Parlement, après la fin des débats citoyens, et avant le travail parlementaire qui suivra les annonces de l'exécutif. "Il aurait été curieux que l'ensemble de la France ait débattu des quatre grands thèmes et que l’Assemblée ne s’en saisisse pas", justifie-t-il. Tous les groupes politiques ont bénéficié du même temps de parole : quinze minutes.

Des députés critiques sur le fond...

Les socialistes ont réclamé que tout ce qui finance la transition écologique ne soit pas pris en compte dans le calcul du déficit du pays, qui ne doit pas excéder 3% du PIB selon les règles de l'Union européenne. La députée La France insoumise Mathilde Panot est allée jusqu'à réclamer une "écologie populaire" avec des tribunaux contre "ceux qui collaborent à la destruction" de l'espèce humaine.

Des reproches sont aussi parfois venus des bancs de la majorité :

Le député LaREM Jean-Charles Colas-Roy a réclamé un geste du gouvernement : la transformation de la loi de programmation pluriannuelle de l'énergie, prise par simple décret, en une véritable loi débattue et votée au Parlement comme une loi de programmation militaire.

Le ministre de la Transition écologique a ensuite répondu aux députés.

... et sur la forme

Le débat aura été marqué par une certaine timidité des députés de la majorité, avant les premières annonces d'Edouard Philippe, lundi prochain, et son discours attendu à l'Assemblée le lendemain.

Un moment très attendu par le député Matthieu Orphelin :