Prix à la pompe: la CGT et LFI appellent au blocage à 1,70 euros le litre

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Des pompes à essence
Des pompes à essence (PxHere)
par Soizic BONVARLET, le Mardi 7 avril 2026 à 11:36, mis à jour le Mardi 7 avril 2026 à 12:05

Alors que la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a préconisé hier soir de bloquer les prix des carburants à 1,70 euros le litre, La France insoumise reprend ce mardi matin sa proposition. Le syndicat comme le groupe parlementaire présidé par Mathilde Panot dénoncent également d'une même voix les profits dégagés par Total en temps de guerre.

Bloquer les prix à la pompe au niveau d'avant-guerre en Iran. Telle est la proposition formulée par la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, dans un entretien à Ouest-France lundi soir, et reprise par Mathilde Panot ce mardi matin. A l'unisson de la CGT, la présidente du groupe LFI à l'Assemblée évoque un plafond à 1,70 euros le litre, soit un prix équivalent à celui qui avait cours avant la guerre en Iran.

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"Le prix du carburant va ensuite se répercuter sur tout : les prix du gaz, de l'électricité, de l'alimentation", a fait valoir Mathilde Panot à l'occasion du point presse de son groupe ce mardi. La députée a également estimé qu'il fallait "faire payer Total", qualifiant le groupe de "profiteur de guerre". 

Je rappelle qu'avant les Gilets jaunes, les carburants étaient à 1,50 euros voire 1,40 euros. Le pays ne va pas tenir si le gouvernement continue dans l'inaction. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI

Sophie Binet avait également dénoncé la veille les "marges énormes" et les "bénéfices records" de TotalEnergies. La secrétaire générale de la CGT, qui milite aussi pour une TVA modulée à 5,5 % sur tous les produits de première nécessité, aura l'occasion de faire ses propositions au ministre de l’Économie, Roland Lescure, qui la reçoit ce soir à Bercy.

La porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie Maud Bregeon a déjà réagi ce matin à la proposition de fixer un prix maximum de l'essence à 1,70 €, martelant à l'antenne de BFMTV-RMC qu'"il n'y [aurait] pas de blocage des prix".