Face aux répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, Sébastien Lecornu demande à ses ministres de geler 4 milliards d'euros de dépenses. Une mesure de précaution budgétaire portée notamment par la hausse des taux d'intérêt sur la dette.
Sébastien Lecornu a demandé mardi à son gouvernement de mettre en œuvre pour 4 milliards d'euros de "mesures supplémentaires de freinage de la dépense" en raison des répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur l'économie française, dans un courrier adressé à ses ministres.
"Nous allons mettre en œuvre des mesures de précaution à la hauteur de ce choc sur les dépenses de l’État et des administrations de sécurité sociale. A titre de précaution, il nous faudra donc mettre en œuvre 4 milliards d'euros de mesures supplémentaires de freinage de la dépense au sein de vos budgets ministériels", écrit le Premier ministre.
Invité de RTL ce mardi matin, Roland Lescure, ministre de l'Economie, a jugé que ce chiffre est "l'ordre de grandeur à ce stade du coût de la crise tel qu'on peut l'estimer" avec notamment un impact de 3,6 milliards d'euros sur le coût de la dette "qui est en hausse parce que les taux d'intérêt ont monté", a-t-il précisé.
Sur les économies à faire, le patron de Bercy assure qu'"on ne va rien annuler mais on peut être amené à prendre des mesures de précaution, dans le langage technique ça s'appelle du gel. On gèle des dépenses qu'on peut ensuite dégeler si ça va mieux", a détaillé Roland Lescure.
Sébastien Lecornu convoque une réunion ministérielle consacrée à l'énergie mardi après-midi et s'exprimera à 18H00, a indiqué Matignon.
(Avec AFP)