Le député communiste Stéphane Peu, ne pourra plus participer aux instances du PCF, en raison de son soutien à la campagne de Jean-Luc Mélenchon. L'élu explique à LCP qu'il entend en revanche continuer à présider le groupe Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale.
Stéphane Peu n'entend pas abandonner son poste de président du groupe Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale. Le député de Seine-Saint-Denis a annoncé ce jeudi, avec la moitié des élus de ce groupe qui rassemble des députés ultramarins et communistes, qu'il soutenait la campagne de Jean-Luc Mélenchon, au détriment de celle du candidat officiel du Parti communiste, Fabien Roussel.
Ce samedi, Stéphane Peu était d'ailleurs présent à la convention de La France insoumise, organisée au Bourget. Le député a eu droit à un hommage du coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, mais aussi de Jean-Luc Mélenchon : "Il est tout aussi communiste qu'il l'était hier et qu'il le sera demain", a précisé lors de son discours le candidat à l'élection présidentielle.
Quelques heures avant l'événement, le conseil national du Parti communiste français a publié un communiqué de presse dans lequel il fustige les "adhérents qui [ont fait] le choix de soutenir un autre candidat à l'élection présidentielle" que Fabien Roussel. "Celui ou celle qui fait ce choix se met de lui-même en dehors du parti et de ses instances", précise le communiqué. "Ils sont toujours adhérents du parti, mais ils ne peuvent plus participer aux instances", précise l'entourage de la direction du PCF.
"On est suspendus, cela ne me paraît pas anormal, je m'y attendais", explique à LCP Stéphane Peu. L'élu assume son soutien à Jean-Luc Mélenchon, tenant d'une gauche "authentique, de rupture". Il n'entend pas lâcher la présidence du groupe Gauche démocrate et républicaine. "De tout temps, le groupe GDR a fait cohabiter en son sein des sensibilités différentes", explique l'élu, qui rappelle que des membres de son groupe soutiennent Jean-Luc Mélenchon, d'autres Fabien Roussel, tandis qu'Emmanuel Maurel, qui a participé à la primaire socialiste, est désormais le porte-parole de Raphaël Glucksmann.