Le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a affirmé, ce mardi 5 mai, que c'est "grâce à la pression" des Français sur les réseaux sociaux que son rapport avait été adopté la semaine dernière. Une déclaration faite lors d'une conférence de presse au cours de laquelle Charles Alloncle (UDR) s'est donc félicité d'avoir publié de nombreux extraits d'auditions sur les réseaux, façon selon lui d'instaurer "davantage de démocratie directe".
La "mobilisation" des Français a-t-elle joué pour faire pencher la balance en faveur de l'adoption du rapport sur l'audiovisuel public lors des délibérations qui ont eu lieu au sein de la commission d'enquête lundi 27 avril ? C'est en tout cas ce qu'a déclaré le député Charles Alloncle (Union des droites pour la République), lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, ce mardi, quelques heures après la publication de son rapport.
Alors que les travaux de la commission se sont déroulés dans un climat tendu et houleux, le député du groupe d'Eric Ciotti a notamment été critiqué pour son utilisation massive des réseaux sociaux, ce qui a abouti à la propagation de "fausses informations" notamment dénoncées par le président de l'instance, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons). "Il explique matin, midi et soir que c'est un dévoiement. Je pense au contraire que c'est une façon rafraîchissante de mettre en place davantage de démocratie directe", a rétorqué Charles Alloncle ce mardi.
"La meilleure façon de prendre [les Français] à témoin, c'était de publier sur les réseaux sociaux une bonne partie de ces auditions", a-t-il développé. "C'était légal, cela figurait dans le règlement de l'Assemblée nationale", a-t-il affirmé. "Si je ne l'avais pas fait, ce rapport n'aurait jamais été publié", a assuré l'élu de l'Hérault.
Alors que son rapport a été adopté à l'issue d'un scrutin particulièrement serré, à deux petites voix près (12 pour, 10 contre, 8 abstentions), Charles Alloncle a estimé que la "censure" des travaux de la commission a été évitée "grâce à l'intervention des Français, grâce à la pression sur les réseaux sociaux, grâce aux milliers de messages que les Français ont pu exprimer, (...) grâce à la mobilisation populaire".
Et de souligner l'envie de consultation "quasi-frénétique et massive" de son rapport, qui a abouti à un crash du site internet de l'Assemblée nationale, signalé par plusieurs internautes ce matin. En début d'après-midi, l'accès à la page du document restait encore fortement ralenti.