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Retraites : "Nous ne reculerons en aucun cas sur cette réforme", affirme Gilles Le Gendre

Actualité
le Mercredi 4 mars 2020 à 17:29

Après la présentation de l'architecture de la réforme des retraites, le Premier ministre avait donné rendez-vous à sa majorité au Palais Bourbon. Les députés ont fait bloc derrière le gouvernement, tout en déplorant la réaction de la CFDT qui appelle désormais à la manifestation le 17 décembre.

Les députés marcheurs s'étaient réunis mercredi à midi pour regarder le Premier ministre présenter en détail sa réforme des retraites, ils l'ont retrouvé le soir même à l'Assemblée nationale. Au programme, la mobilisation à chaud des troupes qui devront porter le projet de loi au Parlement fin février, après sa présentation en Conseil des ministres le 22 janvier. "Il a beaucoup insisté sur la responsabilité d'équilibrer les comptes, en miroir à l'ouverture de droits nouveaux, réagit Raphaël Gauvain (LaREM) à la sortie de la réunion.

Proposé par Emmanuel Macron en 2017, le principe d'un régime de retraite universel par points fait très largement consensus au sein de la majorité. Le chef de file du groupe Gilles Le Gendre résume d'une formule la détermination des macronistes à aller jusqu'au bout : "Cette réforme, c'est notre réforme. Nous ne reculerons en aucun cas." (voir vidéo ci-dessus).

Un allié en moins ?

Toutefois, l'entrain réformateur du pouvoir a été en partie douché par la réaction de la CFDT qui a appelle désormais à manifester mardi prochain. Le secrétaire général du premier syndicat français, opposé aux mesures budgétaires contenues dans la réforme, l'a annoncé peu de temps après le discours d'Édouard Philippe :

"On a été déçu par sa réaction, alors que l'on porte une réforme sociale", commente la députée Catherine Fabre, qui siège à la commission des affaires sociales de l'Assemblée.

Selon son collègue Aurélien Taché, beaucoup de questions ont été posées en interne sur la "pertinence" de vouloir régler l'équilibre budgétaire en même temps que la création du nouveau système. "Fallait-il poser en préalable cette idée ?" , s'interroge-t-il ouvertement, estimant que les discussions ne font que commencer sur l'âge pivot.

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Reprenant l'une des recommandations du Haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, le Premier ministre a en effet confirmé l'objectif d'établir un "âge d'équilibre" à 64 ans, tout en maintenant un âge de départ légal à 62 ans.

Le chef du gouvernement compte confier aux partenaires sociaux le soin de définir le niveau du bonus-malus qui s'appliquerait avant et après cet âge pour inciter à travailler plus. Sans accord entre représentants des salariés et du patronat, ce serait alors à la future loi-cadre sur les retraites d'en régler les modalités.