Les députés du groupe Écologiste et Social Pouria Amishahi, Danielle Simonnet et Léa Balage El Mariky appellent "darons" et "daronnes" à se mobiliser aux côtés des lycéens en soutien de leurs revendications, ainsi que pour freiner "l'escalade terrifiante" de la violence. Ils dénoncent ce qui s'apparente, selon eux, à une "stratégie délibérée de faire peur" de la part du gouvernement.
"Darons, Daronnes : toutes et tous en blanc pour nos jeunes !". Tel est l'appel lancé par des députés écologistes, ce lundi 5 octobre, à la veille de la manifestation nationale à l'initiative de l’Union étudiante et de l’Union syndicale lycéenne (USL), et alors que les blocages ont repris dans de nombreux lycées de France.
À l'unisson de plusieurs responsables politiques et syndicaux, les élus parisiens Pouria Amirshahi, Danielle Simonnet et Léa Balage El Mariky, appellent les parents de lycéens à manifester leur soutien aux revendications de leurs enfants tout en disant, selon les mots de Pouria Amirshahi, "leur refus des violences policières".
"Nous sommes très inquiets du niveau aussi rapide et violent de la répression policière comme unique réponse au mouvement des lycéens", a indiqué Pouria Amirshahi lors d'une conférence de presse organisée à l'Assemblée nationale. Jugeant le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, "personnellement responsable" d'une "escalade terrifiante" de la violence, le député a dénoncé les propos du locataire de Beauvau, le 2 octobre sur TF1, assumant qu'il n'y ait "aucune consigne de retenue et aucune consigne de ne pas utiliser tout l’armement à disposition des forces de sécurité intérieure".
Évoquant une "pulsion policière" du ministre de l'Intérieur et une "stratégie délibéree de ce gouvernement de faire peur", Pouria Amirshahi plaide pour une présence "bienveillante" des adultes lors des actions de contestation afin de protéger leurs enfants. Il les invite ainsi à se joindre notamment aux élus et responsables syndicaux qui seront présents lors de la manifestation du 6 octobre, et à arborer "casques, brassards, ou tout autre accessoire blanc afin de montrer qu'on est là pour favoriser une manifestation pacifique".
"Il faut que la société civile s'implique, sinon c'est le verrou sécuritaire qui l'emportera, et c'est une grosse menace pour la démocratie", estime enfin le député, qui après avoir rencontré les jeunes du lycée Turgot, dans le 3e arrondissement de Paris, sera lui-même présent dans le cortège de mardi. Manière aussi de signifier aux lycéens qu'"on ne doit pas céder à l'injonction de se taire quand on est jeune".