Invité de TF1 ce lundi 2 novembre, Gabriel Attal a réagi au refus d'Édouard Philippe de participer à une primaire de la droite et du centre, estimant au contraire qu'il s'agissait de l'unique solution pour qu'un candidat issu de ce camp puisse se qualifier au second tour de l'élection présidentielle de 2027. Le patron de Renaissance juge même cette étape inévitable.
"À la fin, je crois que cette primaire aura lieu. C'est inéluctable." Gabriel Attal n'a visiblement pas été convaincu par les arguments déployés la veille par son rival d'Horizons dans la course à l'Élysée. Invité de TF1, ce lundi 2 novembre au matin, le candidat de Renaissance à l'élection présidentielle a insisté sur la nécessité d'organiser une primaire de la droite et du centre, la jugeant seule à même de créer les conditions du "rassemblement".
"Comme des millions de Français, je ne me résous pas à ce que le second tour de l'élection présidentielle oppose Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Notre pays ne s'en remettrait pas", a soutenu l'ancien Premier ministre. Selon Gabriel Attal, seuls deux cas de figure se présentent : "Soit un candidat, parce qu'il a une dynamique, est en situation de rassembler. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Aucun candidat n'est en situation d'être au deuxième tour de l'élection présidentielle. [...] Soit en rassemblant différents candidats, on crée cette dynamique. Je ne vois pas d'autre moyen que la primaire pour y arriver."
La veille, Édouard Philippe avait opposé un refus ferme à l'idée d'organiser un tel scrutin pour départager les candidats de la droite et du centre. "Cette primaire, c'est une primaire de la division et une primaire de la confusion", a jugé le maire du Havre, appelant davantage à la "responsabilité" des aspirants les moins bien positionnés.
"Il y a un candidat aujourd'hui qui oppose un refus catégorique à cette primaire, c'est Édouard Philippe", a déploré ce lundi Gabriel Attal. Questionné sur la possibilité d'organiser le scrutin sans la présence du candidat Horizons, le secrétaire général de Renaissance a répondu qu'il ne fallait "rien exclure". "Maintenant, mon objectif, c'est de convaincre le plus largement possible." Pour ce faire, le député se donne "d'ici au début de l'année 2027". "Mais le plus tôt sera le mieux."