Le député Philippe Brun a été suspendu du Parti socialiste "en raison d'accusations de violence". En conséquence, l'élu ne figure pas parmi la liste des candidats qui ont été retenus pour participer à la primaire sociale-démocrate. Philippe Brun a fait part de sa "stupeur" et "ignore" les faits qui lui sont reprochés.
Ils ne seront finalement que cinq candidats sur la ligne de départ de la primaire organisée par le Parti socialiste et Place publique. Le député Philippe Brun, qui devait lui aussi y participer, n'a pas été retenu par la commission d'organisation du scrutin. La cause ? L'élu socialiste a été suspendu "en raison d'accusations de violence", a annoncé Patrick Menucci, le président de la commission de la primaire.
Le député a également été suspendu du PS. La direction nationale du Parti socialiste "a été informée hier soir de faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale concernant le candidat Philippe Brun", a annoncé le bureau dans un communiqué publié ce mercredi. Selon la même source, la candidature de Philippe Brun à la primaire n’a pas été ratifiée "à l’unanimité moins une opposition et trois abstentions". L'élu a également été exclu à titre conservatoire du groupe des députés socialistes, à la suite d'un bureau qui s'est tenu ce mercredi matin.
Sur X, Philippe Brun a fait part de sa "stupeur" quant à cette décision tardive, lui qui avait annoncé avoir recueilli suffisamment de parrainages pour pouvoir participer à la primaire. "Une ancienne collaboratrice que j'ai licenciée pour faute grave aurait saisi hier à 23h50 la direction du parti de faits 'pouvant être qualifiés pénalement'", rapporte-t-il. "Je ne connais pas ces faits. J'ignore ce qui m'est reproché. Je n'ai pas été entendu par les commissions du parti. Je constate que sur la foi d'un signalement envoyé hier à 23h50 on empêche un parlementaire ayant réuni tous ses parrainages d'être candidat", déplore le député.
Patrick Menucci n'a pas précisé le type de "violence" reproché à Philippe Brun, mais il a indiqué que "le mot sexuel n'a pas été prononcé". De son côté, le PS a invoqué la "défense des droits des femmes", "l’exemplarité" et le respect de la parole recueillie. Le parti a indiqué ne pas se "substituer aux instances et juridictions compétentes". "Celles-ci se prononceront par la suite dans le respect de l’État de droit et de la présomption d’innocence."