Rapport sur l’audiovisuel public: "une occasion manquée", selon Sébastien Lecornu

Actualité
Image
Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale, le 15 octobre 2025. (image LCP)
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à l'Assemblée nationale. (image LCP)
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mardi 5 mai 2026 à 11:03, mis à jour le Mardi 5 mai 2026 à 11:08

Le Premier ministre a réagi, ce mardi 5 mai, à la publication du rapport de Charles Alloncle (UDR) à l'issue des travaux de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Dans un message posté sur X, Sébastien Lecornu déplore une "occasion manquée". "Les polémiques ne font pas une politique publique", écrit le chef du gouvernement. 

Dans la foulée de la publication du rapport sur l'audiovisuel public, Sébastien Lecornu a réagi sur X regrettant "une occasion manquée", car il "passe malheureusement à côté de l'essentiel". "Le Parlement est dans son rôle de contrôle. Mais les polémiques ne font pas une politique publique", écrit le Premier ministre, pour qui "réduire ce débat à une opposition caricaturale entre refus de toute réforme et une privatisation générale, comme le demandent certains, n’a aucun sens".

Tweet URL

Dans son message, le locataire de Matignon revient sur deux questions : celle de la gestion financière de l'audiovisuel public et celle de sa neutralité. Sur la première, il assure qu'un "travail est engagé depuis l'automne dernier" et que "les efforts seront poursuivis, dans la transparence". "Il faut maintenant bâtir un cadre pluriannuel exigeant", estime Sébastien Lecornu. 

Sur la deuxième, celle de la neutralité, le chef du gouvernement écrit que "l'exigence est totale" et dit attendre le rapport de l'autorité indépendante compétente, l'Arcom, pour "objectiver ce débat" et "en tirer toutes les conséquences, y compris si des mesures sont à prendre avant l'élection présidentielle" de 2027.

-> Lire aussi - "Préserver et défendre des contenus de grande qualité" : Charles Alloncle dément toute velléité d'affaiblir l'audiovisuel public

"Le plus grand plan social de l'histoire culturelle française"

Directement visée par le rapport du député Charles Alloncle (Union des droites pour la République), qui était le rapporteur de cette commission d'enquête, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, a également commenté le document de plus de 550 pages publié ce mardi matin. 

"Tout ça pour en arriver là ? [...] Pour en arriver à un texte qui prétend renforcer l'audiovisuel public en proposant son affaiblissement historique", a-t-elle réagi sur X, dénonçant "un rapport à charge", "des attaques personnelles" et des "procès d'intention". "La recherche du coup médiatique a primé sur l'exigence de vérité", fustige également Delphine Ernotte. 

Tweet URL

"Supprimer des chaînes, ce n'est pas simplement réorganiser une grille. C'est retirer du paysage audiovisuel français des milliers d'heures de programmes", critique-t-elle encore, redoutant une "perte immense pour le savoir" si France 5 disparaissait. Aux yeux de la patronne de France Télévisions, ce rapport propose "le plus grand plan social de l'histoire culturelle française".