Présidentielle 2027: Bruno Retailleau dit n'avoir "peur d'aucune compétition" en cas de primaire de la droite et du centre

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Bruno Retailleau LCP 08/10/2024
Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, le 8 juillet 2025 (© LCP)
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Vendredi 28 août 2026 à 11:36, mis à jour le Vendredi 28 août 2026 à 17:12

Le président des Républicains et candidat à la présidentielle, Bruno Retailleau, a affirmé vendredi qu'il n'avait "peur d'aucune compétition" et était prêt à "affronter" une éventuelle primaire pour départager les multiples candidats de la droite et du centre.

Ces derniers jours, les appels à l'organisation d'une primaire de la droite et du centre se sont multipliés, à moins de huit mois de l'échéance présidentielle. De la part du maire de Cannes, David Lisnard (ex-Les Républicains, Nouvelle Énergie) – lui-même candidat – d'un côté ; de l'ancien ministre Hervé Morin (Les Centristes) et de 200 élus de l'autre. "Je n'ai jamais dit non par principe à la primaire, jamais", a déclaré Bruno Retailleau, le candidat des Républicains, interrogé sur une telle éventualité ce vendredi 28 août sur France 2.

Mais "je ne veux pas m'embourber dans des polémiques que je trouve politiciennes, ça c'est une affaire de tambouille", a poursuivi le sénateur, qui dit ne pas "y croire" au vu des desiderata des uns et des autres ; "entre ceux qui veulent ou pas la primaire, et ceux qui, voulant la primaire, veulent des périmètres différents".

Pour autant, si une primaire venait finalement à être organisée, Bruno Retailleau ne se déroberait pas. "S'il y a une primaire je l'affronterai. (…) Je n'ai peur d'aucune compétition", a-t-il assuré.

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"Moi, je ne l'ai jamais écartée", affirme Gabriel Attal

La veille, c'est Gabriel Attal, le patron et candidat de Renaissance qui répétait également être partant pour une primaire. "Si vous avez plusieurs centaines d'élus locaux, qui demandent une primaire, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas de candidat naturel ou favori", avait réagi le député sur BFMTV à la tribune tout juste publiée. Avant d'ajouter : "Est-ce qu'il faut la faire, cette primaire ? Moi, je ne l'ai jamais écartée. Je considère qu'on ne peut pas avoir peur d'une primaire, sinon il ne faut pas se présenter à l'élection présidentielle." Gabriel Attal n'avait pas manqué de rappeler avoir fait une proposition d'un "vote de départage" à Édouard Philippe, mais que "à ce stade, il ne le souhaite pas".

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La droite et le centre aujourd'hui comptent cinq candidats en lice : les ex-Premiers ministres Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), Bruno Retailleau (Les Républicains), le président de l'Association des maires de France (AMF) et maire de Cannes, David Lisnard (Nouvelle Énergie), et le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (Les Républicains).

Sur Europe 1 ce vendredi matin, la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a mis en garde face à "une primaire sauvage". "En général, ça finit mal. La primaire sauvage (…), c'est le risque de l'échec", a-t-elle déclaré. Favorable à l'organisation d'une primaire, elle a insisté sur l'importance de l'élection présidentielle de 2027, où "il n'y a pas de filet de sécurité, pas de possibilité de rattrapage" si aucun candidat de la droite ou du centre ne se qualifie pour le second tour.

Ils "veulent autre chose que la saison 3 du macronisme"

Pour l'heure, il n'est pas question de primaire. Un peu plus tard dans la journée, à la Foire de Châlons-en-Champagne (Marne), Bruno Retailleau s'est dit conforté dans son choix de se présenter, par des électeurs qui menacent de voter pour le Rassemblement national s'il devait se retirer de la course. "Vous apportez de l'eau à mon moulin, car ma candidature est essentielle", a indiqué le patron de LR devant la presse. "Pour toutes celles et ceux qui pensent que si je m'efface, c'est d'autres candidats du centre qui en bénéficieraient, je ne le crois pas", a-t-il ajouté, convaincu que "les gens qui me soutiennent veulent autre chose que la saison 3 du macronisme".

Alors qu'on lui demandait s'il se maintenait dans la course pour prendre des voix à Marine Le Pen, Bruno Retailleau, qui stagne dans les sondages entre 6 et 12%, a affirmé qu'il restait "pour faire gagner (ses) idées".

Par ailleurs il a prévenu le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, que s'il se présentait à la présidentielle, il ne pourrait pas rester chez Les Républicains. "On ne peut pas être LR tout en se disant candidat", a-t-il affirmé, citant l'exemple de David Lisnard qui avait claqué la porte du parti avant de se lancer dans la course à l'Élysée.

(avec AFP)