Le malaise d'un collaborateur parlementaire remet en question les protocoles sanitaires à l'Assemblée

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Un collaborateur parlementaire victime d'un malaise en plein débat sur la Nouvelle-Calédonie.
Un collaborateur parlementaire a été victime d'un malaise en plein débat sur la Nouvelle-Calédonie.
par Maxence Kagni, le Mercredi 25 mars 2026 à 13:00, mis à jour le Mercredi 25 mars 2026 à 14:15

L'incident, qui s'est déroulé mardi soir, a mis en lumière la nécessité de "revoir" de "façon très nette" les protocoles sanitaires à l'Assemblée nationale selon le président de la commission des Lois, Florent Boudié. 

Ce mardi soir, un collaborateur parlementaire a été victime d'un malaise dans l'enceinte de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, alors que les députés débattaient du projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie.

Un incident qui a entraîné une suspension de séance immédiate et qui rend nécessaire une modification des protocoles sanitaires et de sécurité actuellement en cours au Palais Bourbon, selon le président de la commission, Florent Boudié.

"Dans l'hypothèse d'une situation vitale, je crois que les conditions n’étaient pas réunies pour que la personne puisse être prise en charge de façon efficace dans l'intérêt de sa protection", a commenté le député Ensemble pour la République lors de la reprise des débats, ce mercredi matin.

Un protocole à revoir de façon "très nette"

"Le collaborateur se porte mieux ce matin, le malaise était manifestement sans gravité", a indiqué Florent Boudié devant ses collègues. "Si le protocole a été manifestement respecté à la lettre, c'est en tout cas ce qui m'est indiqué, il mériterait sans doute qu'il soit revu de façon très nette", a expliqué Florent Boudié. Le député de Gironde a évoqué un "délai d'intervention en salle" long mais aussi le "non-équipement matériel des sapeurs[-pompiers] qui ont fait leur travail". 

Florent Boudié regrette aussi l'absence de brancards, de véhicules médicalisés ou de lieux médicalisés dans les locaux de l'Assemblée nationale. Résultat, les députés ont dû passer par la plateforme de régulation des transports médicaux pour solliciter la prise en charge du collaborateur : "Le Samu a mis longtemps à envoyer une ambulance", explique à LCP un député présent en commission des lois lors de l'incident.

Selon Florent Boudié, la prise en charge par le Samu était annoncée à "40 minutes, 45 minutes" d'attente. Autant de difficultés qui auraient pu être fatales "dans l'hypothèse d'une situation vitale", selon l'élu de Gironde. Appelant ses collègues à "regarder ce phénomène de façon très froide" afin d'apporter des "réponses d'efficacité", Florent Boudié a indiqué qu'il évoquerait le problème en conférence des présidents.

"Évidemment, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet s'est informée de la situation", a indiqué le député de Gironde, qui ajoute que les députés de la commission des lois lui adresseront officiellement une "correspondance" à ce propos.