"La responsabilité, ce n'est pas l'austérité": le député communiste Stéphane Peu répond à Sébastien Lecornu sur le budget

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Stéphane Peu à l'Assemblée nationale, le 26 février 2026
Stéphane Peu à l'Assemblée nationale, le 26 février 2026 (© LCP)
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Jeudi 27 août 2026 à 12:18

"La responsabilité, ce n'est pas l'austérité", écrit ce jeudi le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l'Assemblée nationale, Stéphane Peu, en réponse au courrier envoyé par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, aux parlementaires en vue des débats budgétaires de l'automne.

Le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l'Assemblée nationale, Stéphane Peu, a répondu ce jeudi 27 août au courrier envoyé par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, aux parlementaires en vue des débats budgétaires de l'automne. "Tout son argumentaire autour de la nécessité d'avoir un budget omet la question essentielle : quel budget ?", écrit le député dans une réaction transmise à la presse. Critiquant la politique menée par Emmanuel Macron, qui "a affaibli notre pays et nos services publics", l'élu estime que "tout indique que cette logique sera poursuivie, en dépit de son échec évident".

En vue des discussions budgétaires à venir, Stéphane Peu rappelle les "exigences claires" de son camp, parmi lesquelles une contribution exceptionnelle des grandes fortunes et des superprofits, l'abrogation de la réforme des retraites, "la préservation des aides au logement, du RSA et du minimum vieillesse" ou encore "le refus de tout recours au 49.3 ou aux ordonnances, quel que soit le contexte électoral". "La responsabilité, ce n'est pas l'austérité", ajoute le député. 

"Ce serait un budget contre le pays et contre les Français"

Dans son courrier, le Premier ministre appelait les parlementaires à la responsabilité et à voter un budget. Il ajoutait que "choisir d'attendre l'élection présidentielle pour adopter un budget pour 2027" revenait à "choisir le désordre". S'appuyant sur un rapport de l'Inspection générale des finances, le gouvernement met aussi en garde contre un recours à la loi spéciale (ce qui avait été le cas fin 2025 et fin 2024).

"Oui, la démocratie parlementaire ne s'arrête pas à dix mois d'une élection", déclare Stéphane Peu, qui – sans prononcer le mot "censure", contrairement à La France insoumise – affirme que les communistes "n'accepteront pas qu'un budget d'austérité, présenté comme un 'moindre mal' technique, vienne préempter les choix que les Français feront en 2027". Avant de conclure : "Un budget qui ignore ces urgences ne serait pas un budget de responsabilité, ce serait un budget contre le pays et contre les Français."