Feux: "La situation reste encore assez compliquée", dit Laurent Nuñez, qui adresse un message de "fermeté"

Actualité
Image
Laurent Nuñez à l'Assemblée, le 30 juin 2026
Laurent Nuñez à l'Assemblée, le 30 juin 2026
par Soizic BONVARLET, le Jeudi 30 juillet 2026 à 12:20, mis à jour le Jeudi 30 juillet 2026 à 12:21

Lors d'une conférence de presse organisée Place Beauvau ce jeudi, Laurent Nuñez a fait le point sur les incendies qui ravagent actuellement le territoire. En dépit d'une "amélioration météo assez légère", il a évoqué une situation qui "reste encore assez compliquée" et un risque "encore extrêmement important". Le ministre de l'Intérieur a également adressé "un message d'extrême fermeté" face aux départs de feu volontaires.

Lors d'un "point de situation" organisé à l'issue de la réunion de la cellule interministérielle de crise à laquelle il a participé ce jeudi 30 juillet, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a fait part d'un État qui "ne baisse absolument pas la garde" sur le front des incendies. Et ce, en dépit d'une "amélioration météo assez légère, avec une remontée des taux d'humidité et un peu moins de vent", favorable à une stabilisation des feux. 

"Mais le constat, c'est que que le risque reste encore extrêmement important", a martelé Laurent Nuñez, considérant que "la situation reste encore assez compliquée". 

14.131 feux depuis le début de la saison

Le ministre de l'Intérieur est d'abord revenu sur les chiffres liés à ces incendies, dont l'ampleur est inédite depuis le début de l'été, Il a aussi évoqué "14.131 feux", dont 26 sur la journée d'hier, ainsi qu'un total de "117.000 hectares brûlés". Plusieurs incendies majeurs sévissent actuellement, dont celui de Corte, en Corse, qui n'est pas encore fixé, tout comme celui de Couchey, en Côte-d'Or. Celui de Brignoles, dans le Var, est désormais "fixé et maîtrisé", a indiqué Laurent Nuñez

Pour le territoire spécifique de la Gironde, particulièrement touché, le ministre a évoqué "42.000 hectares parcourus", et un feu stabilisé mais pas encore fixé. "3.330 sapeurs pompiers" sont actuellement à l'œuvre, ainsi que "1.500 militaires, qui travaillent en lisière du feu", "1.250 policiers et gendarmes", et "24 moyens aériens".

Sur l'ensemble du territoire national, ce sont "72 colonnes" de sapeurs-pompiers qui sont mobilisées. Des colonnes en provenance de La Réunion, de Mayotte et de Polynésie sont attendues en sus des renforts européens déjà déployés en vertu du mécanisme de protection civile de l'Union. Laurent Nuñez a indiqué que ces moyens étaient constitués par "neuf Air Tractor", "un canadair", "sept hélicoptères bombardiers d'eau".

"J'ai évidemment une pensée pour les quatre sapeurs-pompiers qui sont décédés sur la séquence", a par ailleurs déclaré le locataire de Beauvau, rappelant que "plus de 230 pompiers" avaient été blessés dans ces incendies généralisés.

275 interpellations

Mais c'est également "un message d'extrême fermeté" que le ministre de l'Intérieur a souhaité livrer au cours de cette conférence de presse. Rappelant que "dans 70% des cas, ces incendies sont criminels", quand environ 30% d'entre eux peuvent être attribués à des actes de "négligence", il a indiqué que 275 personnes avaient d'ores et déjà été interpellées.

"Les procureurs ont une politique pénale qui est extrêmement répressive", a aussi fait savoir Laurent Nuñez, précisant que 231 de ces interpellations s'étaient traduites par une détention. Des peines de prison ferme qui s'inscrivent dans une logique, martelée par le ministre de l'Intérieur, d'impunité zéro vis-à-vis des incendiaires.