Le gouvernement souhaite mettre fin à l'envoi des bulletins de vote au domicile des électeurs dans le cadre des élections législatives. Cette mesure d'économie figure dans le projet de budget pour 2027.
C'est une petite révolution qui attend les électeurs lors des prochaines législatives. Jusqu'à maintenant, peu avant le premier tour, chaque électeur recevait les professions de foi des candidats dans sa circonscription, ainsi qu'un bulletin de vote pour chacun d'entre eux. Mais cela pourrait bientôt changer : dans le projet de loi de finances 2027, le gouvernement souhaite mettre fin à l'envoi des bulletins de vote à domicile.
Cette pratique "présente une faible valeur ajoutée au regard du coût financier, logistique et environnemental qu’il représente", souligne l'exécutif dans sa copie budgétaire. "Le niveau d’information apporté à l’électeur par l’envoi d’un bulletin de vote est relativement faible, étant donné qu’il reçoit les professions de foi qui comprennent le nom du candidat." Et de souligner que les pays voisins de la France se passent déjà de cette diffusion.
En plus de leur mise à disposition dans les bureaux de vote le jour des élections législatives, les bulletins seront toujours accessibles aux électeurs sur internet, ainsi qu'en mairie. Et les professions de foi des candidats seront toujours envoyées aux électeurs.
Le projet de budget va plus loin concernant l'élection des onze députés des Français résidant à l'étranger : il propose de supprimer l'envoi de toute la propagande électorale - circulaires et bulletins de vote - au domicile des électeurs. Les circulaires resteront accessibles sur internet et dans les locaux diplomatiques et consulaires.
La copie gouvernementale prévoit aussi de mettre fin au vote par correspondance par courrier pour les Français habitant hors de France, une modalité qui a déjà été supprimée sur le territoire national depuis 1975. Lors des élections législatives de 2022, le vote par correspondance par pli fermé avait représenté moins de 1 % de l'ensemble des votes, souligne le gouvernement, qui juge dès lors "opportun" de le supprimer au vu des "inconvénients" qu'il présente.
Comme toutes les mesures proposées par le gouvernement dans son projet de loi de finances pour 2027, celles-ci seront débattues au Parlement et devront figurer dans la copie finale pour être appliquées.