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Drapeau européen à l'Assemblée : Moscovici "très choqué" dénonce le "nationalisme rampant" de la France insoumise

Le commissaire européen a condamné, jeudi dans Questions d'Info, l'initiative des députés Insoumis qui ont demandé le retrait du drapeau européen dans l'hémicycle par une modification du règlement intérieur.

Le commissaire européen tape fort sur la France insoumise. Pierre Moscovici, chargé des Affaires économiques et financières à la Commission européenne, ne pardonne pas aux Insoumis d'avoir demandé le retrait du drapeau de l'Union européenne, à travers un amendement au règlement intérieur de l'Assemblée nationale. Il dénonce en creux un "nationalisme rampant" du mouvement initié par Jean-Luc Mélenchon. "Il y a quand même deux choses que je n'apprécie pas dans la France insoumise. Un nationalisme ! Un refus de la construction européenne qui ne me convainc pas. Il ne faut pas oublier ce que nous sommes !, alerte Pierre Moscovici. Nous sommes à la fois des citoyens français et des citoyens européens. Le drapeau européen n'est pas le drapeau d'une entité qui nous est extérieure, c'est notre drapeau !"

Originaire d'une famille juive roumaine - engagée au parti communiste - qui a fuit la Roumanie en 1947, Pierre Moscovici trouve un écho personnel dans la remise en cause du drapeau européen. "Moi cette Europe je l'ai dans mes tripes, je l'ai dans mes gènes, je l'ai dans mon ADN ! Mes parents qui venaient d'Europe de l'Est, ils sont venus en France et voulaient aussi être européens ! Le nationalisme rampant est pour moi une position qui n'a pas d'avenir", tonne le commissaire européen.

Interrogé pour savoir s'il faisait un parallèle entre le Front national et les Insoumis, il assure ne pas les mettre sur le même plan : "Je ne confonds pas les fachos et les fâchés ! Je respecte Jean-Luc Mélenchon, je pense qu'il porte des valeurs et des combats qui sont très différents de ceux de madame Le Pen..." Le commissaire ne conçoit néanmoins pas que la France insoumise puisse être de gauche et pas en faveur des institutions européennes. "Le nationalisme rampant, le refus de l'Europe... Moi ce qui me choque c'est qu'aujourd'hui une gauche qui n'est pas européenne n'est pas de gauche. C'est une gauche qui se situe en-dehors du champ de la réalité."