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Affaire Penelope Fillon

Affaire Penelope Fillon : quand Bernard Debré défend (curieusement) François Fillon

Le député LR assure que François Fillon, alors 1er ministre, lui avait envoyé son « assistante » de femme pour les besoins d’une inauguration… Voilà qui ajoute au trouble alimenté par les témoignages souvent contre-productifs des proches du candidat de la droite et du centre, depuis le début de l’affaire.
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Penelope Fillon (g) et son époux François Fillon, le 29 janvier 2017 à Paris (AFP Photo)Penelope Fillon (g) et son époux François Fillon, le 29 janvier 2017 à Paris (AFP Photo)

A chaque heure ou presque, l’affaire connaît un nouveau développement. Depuis une semaine, les témoignages censés laver le couple Fillon de tout soupçon ont plutôt eu l’effet inverse. Inventaire non exhaustif.

Il y a ceux qui, comme le président des LR, Bernard Accoyer, affirment avoir souvent vu Penelope Fillon à l’Assemblée nationale, même si on apprend aujourd’hui qu’elle n’y avait ni badge ni email professionnel.

Il y avait le témoignage d’une proche de François Fillon, la députée LR Valérie Boyer. Interrogée sur le fait de savoir si elle-même avait déjà fait travailler un membre de sa famille, la député LR avait répondu : "Oui, mais pour des activités réalisées !".

Que dire de la déclaration du président du Sénat ? Interrogé sur le salaire touché par Penelope Fillon durant huit ans (près de 500 000 euros) pour un emploi supposé d’attaché parlementaire, Gérard Larcher, le président LR du Sénat, a préféré en faire un exemple de parité : "C’est l’un des rares cas où les femmes sont mieux traitées que les hommes..."

Il y a aussi les déclarations de l’avocat de François Fillon qui affirme que le travail d'un collaborateur parlementaire n'est pas forcément "tangible" et qui révèle que lorsqu’il était député de la Sarthe, François Fillon n’avait pas de permanence électorale, et que les administrés qui souhaitaient le rencontrer se rendaient directement "au domicile des époux Fillon".

Enfin, ultime allégation, celle formulée à la mi-journée, mardi, par Bernard Debré. Interrogé par LCP, le député LR de Paris a pris la défense de Fillon d’une façon un peu singulière, assurant que François Fillon, "alors 1er ministre", lui avait envoyé son "assistante" pour une inauguration. L’assistante en question n’était autre que… son épouse Penelope.


Assistante du Premier ministre ou assistante parlementaire ?

Bernard Debré a peut-être eu un problème de mémoire : sur RTL, il situe cet épisode "en 2002-2003". Problème : Penelope Fillon était alors l'attachée parlementaire de... Marc Joulaud, le suppléant de François Fillon... Décidément, quand ça ne veut pas...