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Prolongation de l'état d'urgence : Raimbourg (PS) souhaite la fin des perquisitions administratives

Le président socialiste de la commission des Lois à l'Assemblée nationale juge que certaines mesures de l'état d'urgence ne se justifient plus aujourd'hui et plaide pour le retour du judiciaire lors de perquisitions.

Invité mercredi dans Politique matin, le président socialiste de la commission des Lois, Dominique Raimbourg, a réagi à l'annonce, mercredi matin sur France Info, du Premier ministre d'une prolongation de deux mois supplémentaires de l'état d'urgence pour couvrir l'organisation de l'Euro de football du 10 juin au 10 juillet.

"C'est à la fois du bon sens (...) et cela nécessite aussi de revoir exactement quels pouvoirs on donne ? Est-ce que toutes les mesures de l'état d'urgence sont aujourd'hui nécessaires ?", s'interroge le président de la commission des Lois à l'Assemblée nationale. "Est-ce qu'il est encore nécessaire de permettre des perquisitions administratives, est-ce qu'il est encore nécessaire de faire de nouvelles assignations à résidence ? C'est à voir. Parce que l'on s'aperçoit que l'état d'urgence a perdu de son intensité sur certaines mesures."

Une prolongation de l'état d'urgence de deux mois supplémentaires qui correspond plus à "un dispositif de maintien de l'ordre" contre des attentats pendant l'Euro de football, selon le député, et qui ne justifie plus des perquisitions administratives comme celles opérées suite aux attentats : "Il n'y a sans doute peut-être plus besoin d'ordonner de nouvelles perquisitions de façon administrative, les perquisitions doivent redevenir judiciaires. C'est un peu ma position à ce stade", conclut Dominique Raimbourg.