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Violences : l'exécutif regardera "au cas par cas" les manifestations à interdire

Lors de la séance de questions au gouvernement, Manuel Valls a rappelé que son gouvernement ne "changera pas de position" sur la loi Travail.


"La violence s'est installée." Manuel Valls a évoqué mercredi, lors de la séance des questions au gouvernement, les heurts survenus ces dernières semaines en marge des manifestations contre la loi Travail. Le Premier ministre a fait preuve d'intransigeance, affirmant que son gouvernement ne "changera pas de position" sur le texte.

Répondant au communiste François Asensi, qui a condamné les violences et refusé tout "amalgame" tout en demandant "à qui profite le crime ?", Manuel Valls a haussé le ton :

Je constate que l'on s'est attaqué à un service public, je constate qu'un service d'ordre a été débordé, je constate que des manifestants ont été complices des violences, que des permanences de parlementaires sont dégradées et attaquées.Manuel Valls

Le Premier ministre a évoqué la possibilité d'interdire certaines manifestations :

Je demanderai que, manifestation par manifestation, le ministre de l'Intérieur et les préfets regardent, au cas par cas... Parce que je ne peux plus accepter ces violences !Manuel Valls

"Soi-disant violences policières"

Quelques minutes plus tôt, le Premier ministre avait mis en cause les violences qui visent à "se faire un policier, à tuer des policiers". Avant de mettre en cause, comme a pu le faire la veille Bernard Cazeneuve, certains syndicats :

On salue le courage des policiers face au terrorisme. Je n'accepte pas que les mêmes mettent en cause les policiers quand il s'agit de soi-disant violences policières dans les manifestations.Manuel Valls