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Urvoas : "En matière de laxisme, il y a la réalité et la température ressentie..."

Le garde des Sceaux a pris la défense des magistrats, mardi, lors de la séance des questions au gouvernement. Interpellé sur le ras-le-bol des policiers, le ministre de la Justice a assuré que "la réponse (pénale) n'a jamais été aussi ferme".


Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a défendu, mardi lors de la séance des questions au gouvernement, "les magistrats (qui) sont comme les policiers" : "Ils travaillent au service du bien public."

Le Garde des sceaux était interrogé par le député LR du Lot-et-Garonne Jean-Louis Costes sur "la délinquance dont on ne parle jamais, celle du quotidien", qui "décourage" les policiers et les gendarmes et "les pousse aujourd'hui dans la rue" :

Comportements déplacés ou sexistes, insultes, attitudes menaçantes, alcoolisation sur la voie publique, rues volontairement bloquées par des véhicules, musique à fond la nuit, deux roues débridés qui traversent nos villes à toute vitesse et j'en passe...Jean-Louis Costes

"Les plaintes et les mains courantes s'accumulent sans que rien ne soit fait concrètement !", se désole l'élu du Lot-et-Garonne.

"La réponse n'a jamais été aussi ferme"

Pour lui répondre, Jean-Jacques Urvoas a utilisé une comparaison singulière :

Il est en matière de laxisme comme de la météo : il y a la réalité et la température ressentie.Jean-Jacques Urvoas

Selon le ministre, "la température ressentie, c'est celle que les organisations syndicales de policiers ont témoigné aujourd'hui, (c'est) ce sentiment qu'effectivement il y avait une forme d'impunité".

Mais, ajoute, Jean-Jacques Urvoas, "la réalité c'est ce que nous disent les chiffres, c'est le fait que la réponse n'a jamais été aussi ferme." Le Garde des sceaux évoque notamment la surpopulation carcérale et assure que sur les agressions les plus violentes subies par les policiers et gendarmes (sur un total de 17.860 l'année dernière), 90% des cas ont donné lieu à des condamnations à de la prison ferme.