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"S'il y a des stratégies d'obstruction, alors nous nous poserons la question" du 49.3, assure Le Roux (PS)

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale souhaite que le Parlement puisse "discuter et amender" la Loi Travail, mais refuse tout blocage parlementaire.


Le débat oui, le blocage non. C'est en substance le message délivré par le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, invité mercredi dans Politique matin, alors qu'est débattu depuis mardi, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, la fameuse loi Travail. Un examen qui a suscité une profusion d'amendements déposés par les députés, avec près de 5 000 au total.

"Nous allons essayer de faire ce qui est la responsabilité du Parlement : discuter, amender, adopter. S'il y a sur ce texte des stratégies d'obstruction, s'il y a sur ce texte des stratégies qui visent à faire des majorités improbables qui n'ont rien en commun mais qui visent à mettre en difficulté le gouvernement, à mettre en difficulté le groupe parlementaire majoritaire (...), alors nous nous poserons la question" de l'utilisation de l'article 49.3, prévient Bruno Le Roux. Une disposition qui permet au gouvernement d'engager sa responsabilité sur l'ensemble du texte sans avoir à débattre de l'ensemble des articles ou amendements.

"Plus de 80% des députés de gauche sont d'accord avec ce texte"

Le président du groupe socialiste déplore la stratégie des députés frondeurs socialistes "qui n'acceptent plus la discipline majoritaire". "L'objectif de ceux qui sont minoritaires à gauche, c'est de recueillir le soutien de la droite sur les votes pour nous mettre en difficulté", assure Bruno Le Roux. "Il y a majorité très claire à gauche dans l'hémicycle, sur ce texte, plus de 80% des députés de gauche sont d'accord avec ce texte."

Bruno Le Roux pointe du doigt les députés qui ont déposé les milliers d'amendements sur la loi Travail : "C'est bien là encore la démonstration qu'un certain nombre veut empêcher, voire pourrir, le débat (...) je ferai tout pour que nous ayons le débat le plus serein qui soit, mais personne, personne, n'arrivera à bloquer ou à exiger le retrait de ce texte."


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