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Schwartzenberg (RRDP) à propos de Hollande : Mitterrand, lui, était "vraiment socialiste"

Le débat sur la loi travail de Myriam El Khomri s'est invité jeudi dans l'hémicycle, lors de l'examen d'une proposition de loi du groupe RRDP.

"SI la secrétaire d'Etat pouvait m'écouter, cela me serait agréable..." Jeudi, alors que l'Assemblée nationale examine en séance publique une proposition de loi du groupe RRDP, le député Roger-Gérard Schwartzenberg fustige, à la tribune de l'hémicycle, l'attitude d'Estelle Grelier, qui consulte ostensiblement son téléphone portable. Avant de poursuivre : "D'autant que nous n'avons pas le même sentiment sur le projet de loi dont elle a parlé... Donc c'est l'occasion d'avoir ce dialogue."

Une revendication de l'ancêtre du Medef

Au centre du débat, le projet de réforme du code du travail porté par Myriam El Khomri, dont la philosophie est proche, selon lui, de vieilles revendications du patronat.

Roger-Gérard Schwartzenberg critique le "discours de plus en plus répandu dans les organismes patronaux, mais aussi ailleurs, discours paradoxal, selon lequel pour réduire le chômage, pour développer l'emploi, il faudrait faciliter le licenciement". Cette hypothèse, "prétendument moderniste", est en fait "particulièrement datée, voir archaïque" : pour appuyer son développement, l'élu RRDP du Val-de-Marne, député depuis 1988, rappelle que ce discours était déjà celui de l'ancêtre du Medef, le CNPF, en 1986.

Une analyse "proche du sophisme"

Roger-Gérard Schwartzenberg continue son analyse et critique implicitement François Hollande :

Le président de la République de l'époque, socialiste déjà, vraiment socialiste, François Mitterrand...Roger-Gérard Schwartzenberg

Roger-Gérard Schwartzenberg dénonce les demandes du Medef, qui "30 ans après, 11.000 jours après", "réclame l'assouplissement des conditions de licenciement".

Trois décennies plus tard, M. Pierre Gattaz, fils du précédent comme on dit au dictionnaire (il est le fils d'Yvon Gattaz, un ancien président du CNPF, ndlr) assure que le fait de pouvoir licencier plus facilement engagera les entreprises à embaucher davantage. La réalité risque d'être bien différente...Roger-Gérard Schwartzenberg

Le député RRDP conclut son propos en qualifiant cette analyse de "sophisme".

Regardez l'échange entre Estelle Grelier et Roger-Gérard Schwartzenberg en version longue :

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