twitter facebook chevron-right

"On risque d'avoir très peu de députés de gauche à l'Assemblée nationale en 2017", prévient Carrey-Conte (PS)

La députée socialiste de Paris, sous la menace de sanctions du PS après avoir signé la proposition d'une motion de censure de gauche, juge que les socialistes devraient "d'abord se poser la question de savoir comment on fait pour que la gauche ne disparaisse pas à l'occasion de cette élection présidentielle".


La menace ne semble guère l'effrayer. Après que le premier secrétaire du Parti socialiste a saisi, jeudi, la Haute autorité éthique du parti socialiste sur le cas des 24 députés socialistes signataires d'une proposition de motion de censure visant à renverser le gouvernement, la députée socialiste Fanélie Carrey-Conte, signataire de la motion et invitée vendredi dans Politique matin, ne voit pas de raison de s'inquiéter outre mesure de son avenir politique en 2017.

"Très franchement, moi personnellement ce n'est pas mon sujet", assure la députée socialiste de Paris. "Je pense qu'aujourd'hui la question des investitures (NDLR : pour les élection législatives de 2017) tout le monde devrait réfléchir plus globalement avant de se la poser. Aujourd'hui, on risque d'avoir très peu de députés de gauche à l'Assemblée nationale. Alors avant de se poser la question de savoir qui aura les investitures ou qui ne les aura pas, on devrait d'abord se poser la question de savoir comment on fait pour que la gauche ne disparaisse pas à l'occasion de cette élection présidentielle..."

La députée frondeuse envisage même de ne pas se représenter en 2017 à sa réélection. "Moi je suis assez libre dans ma tête (...) je me considère comme socialiste, je ne veux pas quitter le Parti socialiste", explique Fanélie Carrey-Conte. "Je fais la différence entre les instances du Parti socialiste et ses militants."