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Révision de la Constitution : "C'est du bricolage", reconnaît Cambadélis

Le premier secrétaire du PS estime que la nécessité de réunir le vote de 3/5e des parlementaires oblige l'exécutif à ménager la majorité mais aussi la droite.

Invité mercredi de Questions d'info, Jean-Christophe Cambadélis a évoqué la difficile mise en oeuvre de la réforme constitutionnelle. Le premier secrétaire du Parti socialiste a assuré que l'exécutif et la majorité allaient "trouver un moyen" pour faire en sorte que le texte final "soit en conformité avec ce qui avait été dit" par François Hollande lors du Congrès de Versailles.

"Faire rentrer l'édredon dans la petite valise"

Estimant que la vraie question était celle de la constitutionnalisation de l'état d'urgence, Jean-Christophe Cambadélis a toutefois affirmé qu'il ne fallait pas supprimer l'article 2 de la révision sur la déchéance de nationalité : "Sinon, la droite a dit qu'elle ne voterait pas" la révision, a assuré le socialiste, qui rappelle la nécessité de réunir l'approbation de 3/5e des parlementaires. "C'est du bricolage", a-t-il reconnu. "Il faut essayer de faire rentrer l'édredon dans la petite valise."

Jean-Christophe Cambadélis estime que ces hésitations de l'exécutif sont contraintes par la volonté d'"union nationale". Sans cette dernière, "pas de réforme constitutionnelle", estime le premier secrétaire du PS, qui craint un "message de discorde nationale".

"Ultra-majoritaires dans le Parti socialiste"

Les partisans de la réforme sont "ultra-majoritaires dans le Parti socialiste", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, si bien que le texte sera selon lui "voté en première lecture" par les députés.

Le premier secrétaire a également souligné les avancées qu'il a pu obtenir auprès de l'exécutif : "J'ai exigé qu'il n'y ait pas binationaux dans le marbre de la constitution, je l'ai obtenu, j'ai dit qu'il ne fallait pas l'apatridie, on est en train de l'obtenir, j'ai dit qu'il fallait une mesure qui soit une flétrissure nationale (...) on va l'obtenir."

Jean-Christophe Cambadélis "espère" par ailleurs que les sénateurs voteront le texte conforme, même s'il estime que la question de la primaire de la droite et du centre "perturbe le débat" : "Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir."