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Problèmes de soudure sur l'EPR de Flamanville ? "Un sujet sérieux", selon le président de l'ASN

Auditionné jeudi par la commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires, le président de l'autorité de sûreté nucléaire (ASN) Pierre-Franck Chevet a confirmé l'existence d'un "écart de qualité de réalisation des soudures" sur le chantier du nouveau réacteur nucléaire EPR. EDF promet que ce problème n'aura pas de conséquences sur sa mise en service. Mais l'ASN est moins affirmative.

Selon l'autorité de sûreté nucléaire, le "problème" est "plus important" que ce que l'"on imaginait". Jeudi, EDF a publié un communiqué dans lequel le groupe reconnaît un "écart dans la qualité de réalisation des soudures du circuit qui évacue la vapeur" sur le chantier de "l’EPR de Flamanville 3", le réacteur nucléaire français de 3ème génération.

Auditionné le même jour par la commission d'enquête sur "la sûreté et la sécurité des installations nucléaires", le président de l'ASN Pierre-Franck Chevet a reconnu l'existence de ce problème, qui se trouve "au début d'un processus d'analyse" :

L'anomalie a été détectée en interne en 2015 et a fait l'objet d'une information bien plus tardive de l'ASN fin 2016. Pierre-Franck Chevet

Le président de l'ASN a également mis en cause les affirmations d'EDF, selon qui cet "écart de qualité" n'aura pas d'impact sur la mise en service du réacteur de Flamanville, prévue à la fin de l'année 2018.

"En tout état de cause, la mise en service est soumise à mon autorisation", a prévenu Pierre-Franck Chevet. Avant d'ajouter :

Le calendrier de sûreté s'imposera. Pierre Franck Chevet

Ce désagrément n'est que le dernier d'une longue liste : l'EPR de Flamanville, dont le coût devrait s'élever à 10,5 milliards d'euros (loin des 3 milliards prévus initialement), devait entrer en service en 2012.