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Ouragan Irma : Annick Girardin dénonce la violence "dégueulasse" des réseaux sociaux

Tout juste rentrée de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, deux îles dévastées par Irma, la ministre des Outre-mer a défendu, vendredi dans Politique matin, l'action du gouvernement et des fonctionnaires sur place, et dénoncé les très nombreuses rumeurs qui ont paniqué les populations.


Indignée. La ministre des Outre-mer est revenue sur les messages Facebook ou Twitter, notamment d'habitants de Saint-Martin, qui ont dénoncé la gestion de la situation par les gendarmes et les fonctionnaires français, après le passage de l'ouragan.

"La rumeur ou les rumeurs et les violences qui ont circulé sur les réseaux sociaux dans certains propos étaient totalement dégueulasses pour ces hommes, ces femmes qui étaient sur le territoire, s'emporte Annick Girardin. Quand vous êtes gendarme, quand vous avez aussi tout perdu, quand vous avez votre famille qu'il faut abandonner pour aller sur le terrain et qu'on lit ce qu'il y a sur les réseaux sociaux, on est juste anéanti encore une fois !"

Certains habitants prétendaient en effet que des pillages de masse des habitations et des commerces se déroulaient dans toute la partie française de l'île, avec des habitants tués par balle ou égorgés par des bandes de pillards. Après le rétablissement des communications, la réalité semble bien différente...

La ministre a également réfuté les accusations sur des "des morts" cachés par les autorités et mis en cause les rumeurs indiquant des pillages de masse :

Des rumeurs qui n'ont jamais cessé. Annick Girardin explique que des habitants de Saint-Martin refusent aujourd'hui d'aller à l'hôpital parce qu'une nouvelle rumeur prétend que toute personne venant à l'hôpital de Saint-Martin est immédiatement envoyée en Guadeloupe...

La ministre se dit en tout cas prête à s'expliquer devant toute commission ou mission d'information sur la gestion de la crise.