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Olivier Falorni pointe la mise en place laborieuse des centres de déradicalisation

Le député divers gauche déplore les lourds dysfonctionnements du centre de Beaumont-en-Véron, le premier du genre. Bruno Le Roux promet des mesures avant l'été.


Un an seulement après son lancement, le plan de lutte contre le djihadisme est moribond. Olivier Falorni dresse mardi un tableau accablant du premier centre de déradicalisation ouvert à Beaumont-en-Véron, en Indre-Loire, en septembre 2016 :

"Il a très vite connu des dysfonctionnements préoccupants. Je pense à un de ses pensionnaires interpellé le 17 janvier, lors d'une permission de sortie, en Alsace... à 800km du centre ! [...] Aujourd'hui, il semblerait que seulement trois personnes soient accueillies dans ce centre alors qu'il peut en accueillir trente."Olivier Falorni

Un chiffre "affligeant", s'il était confirmé, dit le député. L'élu souhaite aussi savoir quand les douze autres centres seront ouverts dans les autres régions, comme cela était prévu à l'origine.

Le ministre de l'Intérieur a d'emblée mis un bémol à cette généralisation :

Je tirerai les résultats de cette expérience à la fin de l'année scolaire sur la base des dizaines d'individus qui ont pu y passer et ensuite, nous déciderons, ou non, de la généralisation de ce projet expérimental"Bruno Le Roux

Bruno Le Roux rappelle lui-même l'ampleur de la tâche : "Au FSPRT [fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste], il y a actuellement 16 000 noms, dont 11 500 activement suivis". Le ministre préfère visiblement mettre en avant une nouvelle initiative prise à Bordeaux, le projet Capri, "en liaison avec le recteur de la mosquée de Bordeaux".