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Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement attend le "feu vert" de Bruxelles

L'exécutif renouvelle son soutien au projet de construction d'un nouvel aéroport dans la région nantaise, mais plusieurs obstacles se dressent encore sur son chemin, dont le règlement d'un "pré-contentieux" avec la commission européenne.


L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se fera-t-il ? C'est la "sempiternelle" question, déplore le député Christophe Priou (LR). "Si oui, quand ? Si non, dites-le franchement !", lance l'élu de Loire-Atlantique au gouvernement.

"Évacuation dans la durée"

André Vallini l'assure : l'exécutif soutient toujours le projet du nouvel aéroport, et ce après "le rejet de 169 recours".

Dans l'hémicycle, le secrétaire d'État chargé des relations avec le parlement énumère toutefois les obstacles à franchir avant de poser la première pierre.

D'abord, le droit européen, puisque la France est en discussion sur un "pré-contentieux, concernant le Scot [schéma d'aménagement du territoire] de la région de Nantes". En cause ? L'impact environnemental du projet n'a pas été estimé globalement, et Bruxelles a demandé à la France de ne pas commencer les travaux avant que le dossier ne soit régularisé.

Ensuite, si le projet sera "poursuivi" promet André Vallini, "il faudra réussir l'évacuation du site", qui demandera "beaucoup de forces de l'ordre" face à la détermination des zadistes.

Enfin viendra le temps des "travaux préliminaires", une phase d'"archéologie préventive" et le "déboisement" qui ira de pair.

En bref, le chemin est encore long et le gouvernement le reconnaît implicitement, puisqu'il compte proroger la déclaration d'utilité publique du site... qui expirera en 2018.