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Marche blanche contre l'antisémitisme : Ferrand demande au président du Crif "de ne pas récidiver"

Le président de groupe des députés La République en marche a reproché, jeudi dans Questions d'info, à Francis Kalifat sa volonté de ne voir ni la France insoumise, ni le Front national, à la manifestation mercredi soir à Paris en hommage à l'octogénaire tuée à coups de couteau dans son appartement. Un crime pour lequel la qualification antisémite a été retenue par le parquet de Paris.

"Triste", "mal à l'aise"... Ce sont les mots employés par Richard Ferrand pour qualifier les échauffourées, mercredi soir, à la marche blanche en hommage à Mireille Knoll, lors de laquelle Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen se sont faits copieusement insulter, au point d'être finalement exfiltrés du cortège. Une manifestation lancée à l'initiative de différentes associations juives, dont le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et son président Francis Kalifat qui avait indiqué ne pas désirer la présence ni de la France insoumise, ni du Front national.

Une attitude regrettable pour le président de groupe des députés LREM : "Moi je pense comme le fils de Madame Knoll qu'on ne fait pas le tri entre celles et ceux qui veulent venir témoigner de leur peine et de leur compassion..."

Le fils de Mireille Knoll avait lui appelé, sur RMC/BFMTV, à ce que "tout le monde" puisse venir à la marche blanche en hommage à sa mère.


"Cela m'a rendu triste et mal à l'aise"

Pour Richard Ferrand, la présence de Marine Le Pen était au contraire l'occasion de "prendre au mot" la formation frontiste en lui demandant "de proclamer haut et fort que l'antisémitisme est ce qu'il y a de pire avec le racisme dans une société et qu'ensemble, nous devons le combattre".

Le député du Finistère considère qu'on ne peut pas mettre sur le même plan Jean-Luc Mélenchon, auquel le président du Crif reproche des propos "antisionistes" prononcés au sein de la France insoumise, et Marine Le Pen. "Je n'assimile pas les deux", tranche Richard Ferrand.

Il dit avoir été choqué par les cris de certains manifestants contre le leader de la France insoumise. "Cela m'a rendu triste et mal à l'aise. A un moment de communion nationale on ne fait pas le tri, la sélection, de celles et ceux qui viennent s'incliner..., dit le président du groupe LREM. Je lui demande de ne pas récidiver. Dans la circonstance, ce n'était pas à la hauteur..."


Questions d´info, c´est chaque jeudi sur LCP : une personnalité politique se soumet aux questions de quatre journalistes de LCP, l'AFP, Le Monde et France Info. Une interview sans concession et sans complaisance où s´enchaînent réactions, analyses, déclarations...