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Macron : "Je suis candidat à la présidence de la République"

L'ancien ministre de l'Economie se pose en candidat du "progrès" et met en cause "le système politique qui est devenu le principal obstacle à la transformation de notre pays".


Emmanuel Macron a mis fin au suspense mercredi, à Bobigny, en annonçant sa candidature à l'élection présidentielle. L'ancien ministre de l'Economie a mis en cause "la vacuité de notre système politique", qui est "bloqué" et qu'il estime avoir "vu de l'intérieur".

Faisant très certainement référence à l'adoption compliquée de sa loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances en 2015, le candidat à l'élection présidentielle a fustigé l'impossibilité de former en France des "majorités d'idées au motif qu'elles fragilisent les appareils, les partis traditionnels, les intérêts acquis".

J'ai pu mesurer ces derniers mois ce qu'il en coûte de refuser les règles obsolètes et claniques d'un système politique qui est devenu le principal obstacle à la transformation de notre pays.Emmanuel Macron

Le candidat du "progrès"

Souvent critiqué pour son absence de programme, Emmanuel Macron n'a pas souhaité changer son fusil d'épaule :

La solution, elle est en nous. Elle ne consiste pas en une liste de propositions qui seront oubliées le jour d'après.Emmanuel Macron

L'ancien ministre a évoqué une "révolution démocratique profonde" qui "prendra du temps". Ne souhaitant ni "rassembler la gauche", ni "rassembler la droite", il a confirmé sa volonté de construire une candidature progressiste, en dehors des "partis traditionnels" :

La France a toujours été un pays moteur du progrès. Du progrès politique et démocratique (...) Du progrès économique (...) Du progrès social (...) Du progrès pour tous (...) Du progrès pour chacun parce que la France c'est par dessus un progrès d'émancipation des individus.Emmanuel Macron

"Je veux faire entrer la France dans le XXIe siècle", a-t-il ajouté.

"L'Europe est notre chance"

Le candidat à la présidence de la République a dressé une liste de priorités, promettant notamment de "relancer l'Europe" qui est "notre chance dans la mondialisation". Emmanuel Macron souhaite également mettre en avant "le travail qui émancipe chacun" :

Il n'y a pas de fatalité aujourd'hui à ce qu'un jeune qui vient d'un quartier difficile (...) ne puisse pas trouver d'emploi.Emmanuel Macron

Depuis Bobigny, il a également lancé un message à "la France des quartiers (...) aujourd'hui assignée à résidence alors qu'elle veut réussir" mais aussi à "la France périurbaine et rurale". L'ancien ministre a évoqué l'accompagnement de "l'évolution numérique" et de la "transformation climatique et énergétique". Il a aussi parlé de "l'école" et surtout de la "jeunesse", critiquant en creux François Hollande :

Il ne s'agit pas de lui faire des promesses, on lui en a trop fait.Emmanuel Macron

"Ce combat commencera en mai 2017"

Emmanuel Macron se présente directement à l'élection présidentielle, et refuse donc de se soumettre à la primaire de la gauche : "Ce combat que nous devons livrer pour faire réussir notre pays, il commencera en mai 2017", a-t-il affirmé.

La responsabilité du président de la République est immense (...) Un Président n'est pas seulement investi d'une action. Il porte aussi d'une manière moins visible les valeurs de notre pays (...) et de manière cachée la vigueur et la dignité d'une vie publique. Je sais cela, j'y suis prêt. Et c'est pourquoi je suis candidat à la présidence de la République.Emmanuel Macron

>> Retrouvez l'intégralité de sa déclaration de candidature :