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Logement social : quand Alexis Corbière se fait taquiner dans l'hémicycle...

Lors de l'examen du projet de loi Élan, le député La France insoumise s'est opposé lundi au réexamen régulier de la situation des locataires en HLM. Une prise de position qui a suscité les sarcasmes de certaines de ses collègues, le député ayant occupé avec sa famille un logement social parisien jusque récemment.

Il y a des dossiers qui vous collent à la peau. Lundi, en plein examen de la loi logement, Alexis Corbière a subi les railleries de certaines collègues. Le député La France insoumise était vent debout contre l'article 35 du projet de loi, qui instaure un réexamen tous les six ans - finalement ramené à trois ans par amendement - de la situation des locataires de HLM.

Les bailleurs sociaux ont déjà cette possibilité de réexamen, mais le député LFI craint la création d'un système "plus coercitif" qui pourrait heurter des "situations humaines difficiles" :

Ne souriez pas, car nombre de bailleurs sont de mauvaises personnes et se comportent fort mal.Alexis Corbière, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis

Son raisonnement est alors interrompu par sa collègue LREM Sophie Beaudouin-Hubiere, qui lui lance cette pique : "Et jamais les locataires ?…" Allusion à l'occupation, par Alexis Corbière, d'un logement social à Paris de 2003 à 2017.

Face à cette taquinerie, l'élu se défend :

Peut-être a-t-elle fait référence au fait que, pendant dix-sept ans, j’ai vécu dans un logement social ? C’est cela, madame ? Je considère cela comme un honneur ; cela vaut mieux que d’avoir vécu toute son existence dans un milieu aisé.Alexis Corbière, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis

Puis c'est au tour de Laurianne Rossi (LREM) d'en rajouter : "Les logements sociaux, il faut savoir en sortir !...", souffle-t-elle. Avant que le président de séance ne ramène finalement le calme : "Mes chers collègues, si nous pouvions éviter de rentrer dans des cas particuliers…"

Le 21 juin 2017, la régie immobilière de la ville de Paris avait demandé à Alexis Corbière de quitter le parc social suite à son élection à l'Assemblée nationale, une règle qui s'applique aux élus parisiens, parlementaires et ministres. Le député avait alors tardé à quitter son logement, arguant qu'on ne déménageait pas avec trois enfants "en claquant des doigts".

La polémique avait enflé jusqu'à ce qu'il déménage effectivement, en décembre.