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L'exécutif complaisant avec Sanofi ? Ruffin attaque, Édouard Philippe lui répond

Suppression de postes de chercheurs, affaire de la Dépakine : le député La France Insoumise a lancé une violente charge contre le Premier ministre qui lui reproche de "desservir les pouvoirs exécutifs et législatifs français."

La séance des Questions au gouvernement, mercredi, a été le théâtre d'un échange houleux entre François Ruffin et Édouard Philippe. Le député La France Insoumise a évoqué "la rencontre en catimini, discrète sinon secrète" du Premier ministre, le 20 juillet sur le site Sanofi de Vitry-sur-Seine. "Comment ne pas critiquer Sanofi ? 2000 postes de chercheurs supprimés en France, 4000 dans le monde pour une société qui reçoit des centaines de millions en credit impôt recherche !", s'époumone François Ruffin.

Le député-journaliste poursuit et évoque les "14 000 familles victimes de la Depakine et des milliers d’enfants autistes…". La Dépakine est un anti-épileptique de Sanofi qui a provoqué la malformation de 2150 à 4100 enfants depuis cinquante ans - selon les chiffres de l'assurance-maladie -, suite au traitement de leurs mères. Une action de groupe a été lancée avant l'été par un collectif de victimes.

La question du député a piqué le Premier ministre. "Quand je veux rencontrer des chefs d’entreprises, je le fais sans vous demander votre autorisation, lui répond-t-il. Vous considérez qu’il serait normal pour le chef du gouvernement de ce pays de dénigrer une entreprise française qui fonctionne bien, qui créé des richesses en France et qui apporte des solutions sur les questions de santé... Vos insinuations desservent les pouvoirs exécutifs et législatifs français !" À François Ruffin qui s'emporte face à ses propos, Édouard Philippe répond : "Permettez-moi de poursuivre ma réponse, ce n’est pas parce qu’on crie qu’on a raison, il va falloir vous y faire !"