twitter facebook chevron-right

Les exigences des centristes de l'UDI pour la révision constitutionnelle

Le président de l'UDI, invité mardi dans Politique matin, a rappelé ses lignes rouges sur le projet de réforme des institutions. Pour lui, la dose de proportionnelle ne doit pas être inférieure à 20%, à la condition que la réduction du nombre de parlementaires maintienne un député et un sénateur minimum par département.

Toute adoption par la voie parlementaire d'une révision constitutionnelle nécessite l'accord des trois cinquièmes des parlementaires. De cette nécessité, le président du parti de centre droit de l'UDI (Union des démocrates et indépendants) - qui compte presque une cinquantaine de députés et sénateurs - en profite pour rappeler ses exigences.

"Pour pouvoir emporter une révision constitutionnelle, il faut convaincre. Et convaincre ça veut dire échanger avec tout le monde, rappelle Jean-Christophe Lagarde. En termes de réduction du nombre de parlementaire on doit avoir une ligne simple, on doit conserver un député minimum et un sénateur minimum par département."

"Vous ne rencontrerez plus jamais votre député si on réduit trop"

À l'image de la Lozère qui ne compte actuellement qu'un seul député - Pierre Morel-À-L'Huissier (UDI) -, le président de l'UDI estime qu'il ne faut pas trop réduire les parlementaires au point que des départements ne compteraient plus leur propre élu national : "Un député et un sénateur par département ce serait une bonne règle, cela conduit à une réduction d'à-peu-près 25% du nombre de parlementaires. Cela nous amène autour de 420-430 députés."

Une diminution des parlementaires qui doit s'articuler avec la création d'une dose de proportionnelle d'au moins 20% exige le co-président du groupe UDI, Agir et Indépendants à l'Assemblée nationale : "Si on n'est pas à 20% minimum ce n'est pas une proportionnelle, ce n'est pas la peine de faire semblant et en tout cas nous n'y souscrirons pas..."

L'ancien maire de Drancy, qui a dû laisser son siège pour cause de non-cumul des mandats, se dit prêt à accepter l'interdiction d'enchaîner plus de trois mandats consécutifs, sauf pour les maires. "On n'en fait pas un tabou, assure Jean-Christophe Lagarde. En-soi pourquoi pas, je pense par contre que c'est idiot pour les maires. Les Français ne sont pas des imbéciles, arrêtons de corseter leurs choix !"


Politique Matin, c’est tous les jours, du lundi au vendredi, de 8h30 à 9h30 sur LCP. Deux interviews politiques, une revue de presse, des chroniques : une heure pour dépasser les postures, se démarquer du prêt-à-penser et se faire une opinion sur le contenu de l'actualité parlementaire et politique du jour. Réagissez en direct sur Twitter : #PolMat