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Législatives 2017 : le non-cumul des mandats va bouleverser les investitures, prévient Philippe (LR)

Le porte-parole d'Alain Juppé pour la primaire de la droite considère que les investitures chez Les Républicains ont eu lieu "beaucoup trop tôt". Selon lui, la règle du non-cumul des mandats, en mars 2017, va rebattre les cartes des prochaines législatives. "Les candidats ne seront pas ceux qui auront été investis en 2016 !", assure-t-il.


Invité mercredi dans Politique matin, le porte-parole d'Alain Juppé pour la primaire de la droite, Edouard Philippe, a critiqué les investitures de députés Les Républicains sortants, à un an des prochaines élections législatives en juin 2017.

"C'est beaucoup trop tôt, on n'a jamais donné des investitures aussi tôt. En général on les donne en décembre, parfois un peu après", relève le député de Seine-Maritime. "Vous avez tout une série d'élus parlementaires qui ne veulent pas dire aujourd'hui s'ils seront ou s'ils ne seront pas candidats aux élections législatives parce que ça pose de l'interdiction du cumul des mandats qui va s'appliquer à partir de mars 2017 (...) donc ils ont demandé leurs ré-investitures quasiment de façon automatique. C'est la règle des sortants qui ne disent pas s'ils voudront être sortants..."

En effet, avec la loi sur le non-cumul des mandats, effective en mars 2017, les députés ne pourront plus cumuler leurs sièges de parlementaires avec un exécutif local, comme une mairie . "Pour beaucoup de députés, les candidats en 2017 ne seront pas ceux qui auront été investis en 2016", affirme Edouard Philippe.

Une fin annoncée du député-maire à l'Assemblée nationale qui pose une autre question : combien de députés vont privilégier leur siège de député à leur ancrage local ?