twitter facebook chevron-right

Le constat alarmiste du président de la Cour des comptes sur l'avenir de l'ophtalmologie

Effectifs insuffisants, délais d'attente exponentiels... Devant les députés, mercredi, Didier Migaud décrit une situation critique qui pourrait s'aggraver encore jusqu'en 2030 si rien n'est fait...

Six mois à un an d'attente et demain, peut-être plus ? Le Premier président de la Cour des comptes Didier Migaud a dit son inquiétude, mercredi, devant les députés de la commission des Affaires sociales face à l'évolution actuelle des médecins des yeux. Si rien n'est fait, "ces difficultés d'accès aux soins vont s'accentuer, s'amplifier", redoute Didier Migaud. La faute à un numerus clausus resserré de "la fin des années 1980 à 2010".

"Le nombre d'ophtalmologues va encore beaucoup diminuer jusqu'en 2030" Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes

Une baisse d'effectif, couplée à l'augmentation de la population, qui va faire chuter de "20 % en moyenne" la densité d'ophtalmologues en France... "Le temps médical disponible par patient chutera encore plus", conclut, alarmiste, le président de la cour des Comptes. Pour lui, "à ce jour, les réponses apportées à cette pénurie, sont insuffisantes". La cour des Comptes recommande une plus grande implication des orthoptistes (rééducation des yeux) sur les bilans visuels - et des opticiens sur certaines prescriptions d'équipements d'optiques. Une redéfinition des périmètres qui ne se ferait que par l'approfondissement de la formation de ces deux professions.

Le redressement "fragile" des comptes de la Sécurité sociale

Le président de la Cour des comptes est revenu sur l'exécution de la loi de financement de la Sécurité sociale 2017. S'il salue un redressement des comptes, il souligne que celui-ci s'est fait grâce à l'amélioration de la conjoncture, plus que par des réformes structurelles encore nécessaires, selon lui.