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La France "prête" à "accueillir" des migrants naufragés de l'Aquarius

Édouard Philippe est sorti de son silence, mardi lors des Questions au gouvernement, en tendant la main aux migrants actuellement bloqués en Méditerranée, au large de l'Italie. L'Italie a refusé de les accueillir, au contraire de l'Espagne.

"Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation de ceux qui, sur ce bateau, pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié", a déclaré Édouard Philippe mardi à l'Assemblée nationale.

En revanche, le Premier ministre n'a pas été tendre avec les dirigeants italiens qui ont refusé d'accueillir les 629 naufragés de l'Aquarius, pointant "le non-respect" par l'Italie de ses "obligations", selon lesquelles l'Etat le plus proche d'un bateau en détresse doit le secourir.

Quelques heures plus tôt, en conseil des ministres, Emmanuel Macron avait déjà dénoncé la "part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien", dans des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

La colère d'une députée socialiste

Les explications du gouvernement sur le sort des migrants de l'Aquarius a indigné Gisèle Biemouret (NG). La députée socialiste du Gers a dénoncé "le silence assourdissant" de l'exécutif face à ces 629 "êtres humains épuisés, affamés" et lui demande une "réponse conforme aux valeurs de notre République."

"On vous parle humanité, vous répondez droit maritime ; on vous parle fraternité, vous répondez 'nous n'avons pas été saisis par l'ONG.... Pensez-vous qu'aujourd'hui, les naufragés de l'Aquarius sont en train de faire du benchmarking ?" a-t-elle lancé, une allusion aux propos du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui avait expliqué que les réfugiés "font un peu de benchmarking" au moment de choisir leur pays d'accueil.