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Hémicycle clairsemé : les députés obligés de se justifier

Les présidents de groupe ont dû s'expliquer mardi sur le faible nombre de députés présents lundi soir lors du vote de l'article 1 de la révision constitutionnelle.


Mal à l'aise. A l'occasion de leur point de presse mardi, certains groupes politiques à l'Assemblée nationale ont souhaité expliquer l'absence de nombre de leurs collègues durant les débats sur la révision constitutionnelle, lundi.

D'après le décompte de l'Assemblée nationale, seuls 136 députés (sur 577) ont participé au vote de l'article 1 du texte, lundi soir. Coté PS, ils étaient 96 (sur 287), 10 au groupe Les Républicains (sur 196), 2 à l'UDI (sur 29), 10 (sur 18) chez les écologistes, 3 radicaux de gauche (sur 18) et 3 chez au groupe Gauche démocrate et républicaine (sur 15).

Des rangs clairsemés remarqués par un député socialiste sur Twitter :



Alors, comment les députés justifient-ils l'absence de leurs collègues ?

Premier à s'exprimer, mardi, le député communiste André Chassaigne président du groupe Gauche démocrate et républicaine. "Ecoutez, moi qui ai suivi les débats en séance, j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de monde hier après-midi franchement, a soupiré le député du Puy-de-Dôme. Il ajoute :

C'est toute la difficulté des députés qui à la fois sont là pour fabriquer la loi voire réformer la Constitution, c'est la partie la plus importante de leur mission, mais aussi le travail de terrain à faire sur la circonscription".

Se positionnant plutôt en soutien de ses collègues, l'élu a néanmoins regretté ces absences compte tenu "de la qualité du débat. Je pense que ça permettait d'alimenter la réflexion de certains et peut-être de faire bouger les prises de position".

Deuxième au pupitre, Philippe Vigier, le président du groupe Union des démocrates et indépendants (UDI), a tenu à se justifier sur la polémique qui enfle. "Je tiens à dire qu' à l'UDI, plus de 37% du groupe était présent hier dans l'hémicycle. Hier soir à minuit et demi nous étions encore huit", a détaillé le député d'Eure-et-Loir. A un journaliste qui lui fait remarquer qu'ils n'étaient que deux à voter le texte, il a répondu, un peu las :

"Je sais, mais il y en a deux qui étaient à la buvette en train de manger entre deux amendements. Vous connaissez l'exercice aussi bien que moi ! C'est compliqué d'être présent à tout instant?"

Enfin, la députée Annick Lepetit, porte-parole du groupe socialiste, a souligné la "qualité des débats" sur l'examen de l'article 1 de la révision constitutionnelle avant de regretter "la maigre présence des députés de l'opposition dans l'hémicycle".

Invité de Politique matin, son collègue Sébastien Denaja avait trouvé "honteuse" l'absence de nombre de députés de droite :