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GPA : Poisson (PCD) veut saisir la justice contre une société canadienne qui aurait un bureau parisien

"On ne peut pas continuer à favoriser un commerce d'une telle violence et d'une telle barbarie", dénonce le président du Parti chrétien-démocrate et candidat à la primaire de la droite, qui accuse le gouvernement d'avoir "laissé faire et se développer" le recours aux mères porteuses pour des couples homosexuels français, à partir de pays tiers.


Invité mardi dans Politique matin, le député Jean-Frédéric Poisson a critiqué la position du gouvernement vis-à-vis de la Gestation pour autrui (GPA), réclamée par des associations homosexuelles et toujours interdite en France. Une interdiction qui ne freine pas certains couples prêts à recourir à des mères porteuses rémunérées dans des pays étrangers, pour revenir ensuite en France.

"Le gouvernement a laissé faire et laissé se développer" le recours à la GPA accuse le candidat à la primaire de la droite, qui en a profité pour montrer à l'antenne un formulaire qui permettrait d'avoir recours à une mère porteuse grâce à une officine canadienne : "C'est un site Internet, ça s'appelle le Canadian medical care, vous avez un numéro de téléphone qui est en France. Ça commence par 01. Et pour 25 700 euros vous pouvez recourir aux services d'une mère porteuse qui en l'occurrence va se trouver en Ukraine ou au Canada ou en Bulgarie".

Jean-Frédéric Poisson a annoncé son intention de "saisir dans la journée le procureur de la République pour qu'il mette fin à ce genre de prestation et qu'au moins la compagnie de téléphone, qui a fourni ce numéro français où l'on peut appeler, soit arraisonnée. On ne peut pas continuer à favoriser d'une manière ou d'une autre un commerce d'une telle violence et d'une telle barbarie".

Le député des Yvelines, élu dans l'ancienne circonscription de Christine Boutin, déplore "qu'on soit entré dans une forme de commerce avec un service après-vente, un engagement sur la qualité du produit (...) on entre dans une course absolument effrénée à ce nouvel esclavagisme. La responsabilité du gouvernement, c'est d'arrêter immédiatement cette affaire et en tout cas d'affirmer que la France ne peut pas, d'une manière ou d'une autre, participer à cette affaire-là."

Jean-Frédéric Poisson combat la directive Taubira qui donne la nationalité française à ces enfants nés à l'étranger. "Ces parents doivent assumer leurs responsabilités. Ce n'est pas à l'Etat français de faire en sorte que ceux qui font n'importe quoi, qui méprisent les principes fondamentaux de notre droit, soient reconnus et aidés dans cet irrespect fondamental."