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Gilets jaunes : l'opposition tente de reporter le vote du budget de la sécurité sociale

Alors que l'ordre du jour de l'Assemblée a été largement remanié suite aux manifestations et aux violences du week-end, les groupes d'opposition ont demandé un report du vote définitif sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Mais Richard Ferrand, qui a revendiqué une "stricte application" du règlement, a fait en sorte que le texte puisse être voté.

Il régnait dans l'hémicycle lundi après-midi comme un parfum de juillet 2018... À l'époque, l'affaire Benalla avait rendu impossible l'examen de la réforme des institutions. À coups de rappels au règlement, l'opposition avait réussi à faire remanier l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, renvoyant à plus tard la réécriture de la Constitution. Face à l'intensité des protestations du week-end, les oppositions (LR, PS, LFI et PCF) ont essayé, sans succès, de rejouer la même partition avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Dès 16h, plusieurs députés ont manifesté dans l'hémicycle leur désir de "surseoir" au vote du budget la Sécu, au motif que "la vie parlementaire [doit être] en phase avec la vie du pays", comme le résume Jean-Luc Mélenchon. Cependant, Richard Ferrand est resté sourd aux demandes des oppositions, non sans provoquer quelques cris et remous dans l'hémicycle (voir vidéo en une).

Le président de l'Assemblée nationale a fait valoir que le programme de la chambre basse avait déjà largement évolué à l'issue du week-end : une audition du ministre de l'Intérieur a été ajoutée lundi soir, la séance de questions au gouvernement de mardi a été rétablie - au détriment du discours de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, initialement prévu -, et un débat avec le gouvernement sur les réponses à apporter aux Gilets jaunes aura lieu dans l'hémicycle mercredi.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 a finalement été adoptée par 48 voix contre 32.