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François de Rugy remettra en jeu son poste de président de l'Assemblée nationale "fin 2019, début 2020" (et ne sera sans doute pas candidat)

Le nouveau président de l'Assemblée nationale, élu mardi, confirme dans Questions d'Info que son mandat au perchoir de l'Assemblée nationale ne devrait durer que deux ans et demi. "À mi-mandat, en décembre 2019 ou janvier 2020, dit-il, tous les postes à responsabilités occupés par des députés La République en marche seront remis en jeu. C'est un engagement collectif et individuel." Il laisse entendre qu'il ne sera pas candidat à sa propre succession : "Ce n'est pas la logique...".


Les propos de François de Rugy confirment ceux du président du groupe LREM, Richard Ferrand, qui avait indiqué mardi que le "perchoir" et tous les autres postes à responsabilité de la République en marche (REM) à l'Assemblée nationale seront remis en jeu à mi-mandat, dans deux ans et demi.

Les sortants ne pourront pas se représenter pour ces postes, avait précisé le député du Finistère lors d'une conférence de presse, quelques heures après une réunion de groupe au cours de laquelle François de Rugy avait été choisi comme candidat pour la présidence de l'Assemblée.

"Cette disposition figure dans notre règlement intérieur et s'appliquera à tout le monde. Vous aurez donc quelqu'un d'autre devant vous à Noël 2019", avait ajouté Richard Ferrand, qui était entouré des vice-présidents et des quatre porte-parole du groupe.

"Efficacité" parlementaire

La procédure accélérée bientôt la norme au Parlement ? Le président de l'Assemblée nationale s'est prononcé pour "réduire ce temps extrêmement long" des navettes parlementaires entre l'Assemblée et le Sénat. "À la 2ème ou à la 3ème lecture, à l'Assemblée ou au Sénat, cela n'apporte plus rien ! On répète les mêmes choses qu'à la première lecture !" Le 4ème personnage de l'Etat se prononce pour une seule navette entre les deux chambres.

Réduction des avantages de la caisse de retraite des députés

Les députés vont peut-être bientôt aligner leur régime de retraite sur le régime général. C'est en tout cas le souhait du président de l'Assemblée nationale : "Je l'ai déjà proposé en 2010, il y a eu une réforme, il faut aller au bout. On sera d'autant plus crédible à engager la suppression des régimes spéciaux si nous le faisons pour nous-mêmes !"

Passage de 577 à 400 députés

Dernière baisse envisagée par François de Rugy, une diminution de 30% des 577 députés actuels. Soit un total réduit aux alentours de 400 députés. "Jamais un Parlement n'a fait ça ! Nous voulons amorcer un mouvement de réduction de 30%."