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Falorni dénonce "le scandale de la mosquée salafiste" de la prison de Saint-Martin-de-Ré

Le député de la Charente-Maritime accuse le Garde des Sceaux d'être "mal informé" sur ce dossier sensible.


Passe d'armes à l'Assemblée nationale entre Olivier Falorni et Jean-Jacques Urvoas. Le député radical de gauche dénonce, mercredi, lors de la séance des Questions au gouvernement, "le véritable scandale de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré". Selon lui, la maison centrale de l'île de Ré, réservée aux longues peines, abrite "une mosquée clandestine salafiste où se regroupe des détenus particulièrement dangereux et radicalisés". Dénonçant le "jeu de la patate chaude", le député accuse le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas d'être "mal-informé" sur ce dossier. La veille, celui-ci avait affirmé, lors de la séance des Questions au gouvernement, que les baraquements abritant la mosquée avaient été fermés. "Faux !", lui a répondu Falorni.

Droit dans ses bottes, le garde des Sceaux assure avoir rappelé, mardi, le directeur de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré et l'officier chargé du renseignement pénitentiaire. "Depuis votre passage, monsieur le député, l'établissement pratique une tolérance zéro ! Les deux détenus identifiés, qui sont les deux prosélytes, sont placés au quartier à l'isolement", a ajouté le ministre de la Justice, tout en concédant que le bâtiment "va être détruit". "Mais il nous faut un appel d'offres pour le détruire. Je ne peux pas envoyer une pelleteuse comme ça pour détruire un bâtiment", a expliqué le ministre.