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Ecriture inclusive : "Une grammaire, comme il n'y a qu'une République !", répond Jean-Michel Blanquer

Interpellé mercredi par une députée MoDem dénonçant la tribune de 314 membres du corps professoral qui ont annoncé ne plus vouloir enseigner la règle que "le masculin l'emporte sur le féminin", le ministre de l'Education nationale a défendu l'unicité de la grammaire et de la langue française.

La polémique sur l'écriture dite inclusive rebondit encore une fois à l'Assemblée nationale. Des enseignants ont annoncé mardi dernier sur Slate qu'ils n'enseigneront plus la prédominance du genre masculin sur le féminin.

Une députée MoDem a dénoncé l'initiative : "Ces 314 enseignants s'affranchissent des règles codifiées par l'Académie française et enseignent aux élèves d'autres règles fondées sur leurs convictions personnelles, dénonce Laurence Vichnievsky. Ils abusent ainsi des prérogatives de puissance publique associées à leurs fonctions alors qu'ils sont nommés et rémunérés par l'Etat !"

Une grammaire, une langue, répond le ministre

Le ministre de l'Education nationale a assuré vouloir défendre la langue française. "J'ai réagi tout de suite lorsque j'ai vu cet appel, assure Jean-Michel Blanquer. Le code de l'éducation stipule bien qu'il y a une liberté pédagogique mais dans le cadre des programmes. Ce programme comporte une grammaire. Le seul l'arbitre, c'est l'usage et c'est l'Académie française."