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Déchéance de nationalité : la grande émotion de Charles de Courson dans l'hémicycle

Évoquant la mémoire de son grand-père, mais aussi celle de son père, le député UDI, a expliqué pourquoi il était favorable à la nouvelle écriture de l'article 2 de la révision constitutionnelle.

Moment d'émotion dans l'hémicycle dans la nuit de lundi à mardi, durant l'examen du projet de loi de réforme constitutionnelle. Charles de Courson, le député UDI de la Marne, a déploré le "triste spectacle qu'ont donné la représentation nationale et le pouvoir exécutif" sur la question de la déchéance de nationalité.

Alors qu'il exprimait son opposition à la première rédaction de l'article, qu'il jugeait "inacceptable" car "contraire à l'unité de la nation", Charles de Courson a soudain été submergé par l'émotion. Le député de la Marne a évoqué son grand-père "député de la nation (...) qui avait voté contre les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain parce qu'il était contre le sabordage de la République" : "Voter pour ce texte, c'était trahir sa mémoire."

La gorge nouée, Charles de Courson a continué son argumentation, assurant qu'il allait voter la nouvelle rédaction de l'article sur la déchéance, qui "s'appliquera à tous les français condamnés pour des crimes et délits graves en lien avec le terrorisme". Le député a évoqué son père, qui était résistant, "qualifié de terroriste par l'occupant nazi" : "Voter pour cet article 2 dans sa nouvelle rédaction ne trahira pas sa mémoire", a-t-il affirmé, estimant néanmoins que "l'indignité nationale eut été une meilleure solution".