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Déchéance de la nationalité : pour Cosse (EELV), il y a "une vraie rupture, y compris au sein des députés socialistes"

Annoncée en novembre par François Hollande, lors de son discours devant le Congrès réuni à Versailles, la déchéance de nationalité n'en finit pas de crisper les esprits.

La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, invitée jeudi dans Politique matin, voit une vraie "rupture" aujourd'hui au sein de la majorité. "Il y a un tel débat, une telle rupture, y compris au sein des députés socialistes qui ne peuvent accepter qu'on aille sur ces valeurs-là, a affirmé la présidente du groupe écologiste au conseil régional d'Île-de-France.

La texte devant inscrire la déchéance de la nationalité dans la Constitution nécessite une majorité des 3/5 des parlementaires réunis en Congrès. Si l'on s'attend à des voix manquantes à gauche, l'exécutif espère faire le plein de voix de droite. Or, selon Emmanuelle Cosse, même à droite, la déchéance fait beaucoup débat : "Ce n'est pas une question de valeurs de la gauche. Moi, j'ai discuté avec des homologues dans des familles de droite et (ils) sont aussi extrêmement choqués."

Un choc justifié par le fait que, a priori, seuls les Français binationaux pourraient être déchus de leur nationalité française. "On parle de deux catégories de Français !", s'est inquiétée Emmanuelle Cosse.

Invité mercredi dans Questions d'info, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a jugé que l'issue de la révision constitutionnelle restait très "incertaine".