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Coup d'arrêt pour la procédure de destitution contre François Hollande

Le bureau de l'Assemblée national a rejeté mercredi la proposition des députés LR, qui voulaient utiliser l'article 68 de la Constitution pour destituer le président de la République. Ils accusent François Hollande d'avoir livré à des journalistes du Monde des informations relevant du secret d'État.


La procédure était inédite, mais elle n'ira pas plus loin. Le bureau de l'Assemblée, présidé par Claude Bartolone, a rejeté mercredi par 13 voix contre 8 la proposition de résolution visant à destituer le président de la République, déposée par le groupe LR.

"Un rendez-vous manqué", déplore la députée LR Catherine Vautrin, qui a voté en faveur de cette résolution au sein du bureau.

Si elle avait peu de chance d'aboutir, la simple évocation de cette destitution avait terni un peu plus l'image de François Hollande. Une discussion en commission des lois, puis en Hémicycle, aurait été catastrophique et les députés socialistes se sont employés à éteindre l'incendie. Ce projet aurait ajouté "de la crise à la crise", résume le député de la majorité Jean-Luc Laurent, qui l'a donc rejeté avec ces collègues.

Une mesure "disproportionnée"

Dans l'émission Questions d'Info, le député communiste André Chassaigne a lui aussi dénoncé une procédure "qui n'avait aucun sens", même s'il pense que François Hollande a effectivement divulgué des informations relevant du secret défense :

"On a autre chose à faire que de traiter ce type d'affaire, [...] ça n'a rien à voir avec les problèmes qui sont ceux des Français au quotidien"André Chassaigne, sur Questions d'Info